Quarante-huit heures après la commémoration du génocide congolais pour les gains économiques (Genocost), un collectif de parlementaires Français d’origine congolaise a accepté de porter le combat de la reconnaissance internationale des crimes commis en RDC.
À l’invitation de la Commission interinstitutionnelle d’aide aux victimes et d’appui aux réformes (CIA-VAR), structure placée sous l’autorité directe du Chef de l’État, des élus français originaires du Congo-Kinshasa (CEFOCK), cette structure a conféré mardi, avec le Président Félix Tshisekedi.
Lors de cette audience, ces élus ont présenté une série d’actions qui seront menées en France en faveur de la reconnaissance des crimes internationaux commis RDC.
« Nous avons pris le bâton de pèlerin pour parler du GENOCOST, sensibiliser nos populations et nos communes respectives sur cette question que nous estimons être une cause universelle », a déclaré la présidente du CEFOCK, Claire Tawab.
« Les victimes doivent être reconnues et accompagnées. Nous allons faire voter dans nos communes des vœux engageant ces collectivités à participer à ce travail de mémoire et de sensibilisation. Le devoir de mémoire est une responsabilité de tous, parce que ce sont des hommes, des femmes et des enfants qui meurent et que personne ne peut y être insensible », a-t-elle poursuivi.
Le collectif prévoit d’organiser d’août 2026 au 2 août 2027, plusieurs activités avec les institutions, la diaspora et les communes. Le but étant de faire connaître la tragédie et d’honorer la mémoire des victimes.
Selon la présidence, le CEFOCK travaillera en partenariat avec la CIA-VAR), qui œuvre dans le domaine de la justice transitionnelle. Cette structure rattachée à présidence contribue notamment à la promotion des réparations, au renforcement des garanties de non-répétition et à la préservation de la mémoire collective.
Dans son discours du 02 août, le président Tshisekedi a demandé au gouvernement de budgétiser dès le prochain exercice la stratégie nationale d’appropriation pour permettre le versement des indemnisations dues aux survivants, qualifiant les réparations d’obligation de justice.
Dans cette même dynamique, il a fixé une nouvelle orientation aux missions diplomatiques et consulaires de la RDC, appelées à porter une diplomatie de la mémoire, de la vérité et de la justice.
Mont Carmel NDEO




























































