L’étau judiciaire se resserre autour de l’exécutif provincial du Kongo Central. La Cour des comptes a officiellement pris en délibéré l’affaire opposant le ministère public au gouverneur Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo et ses consorts. La haute juridiction financière de la République démocratique du Congo rendra son arrêt définitif le 02 octobre 2026.
Au cœur de ce procès de grande envergure, les prévenus font face à de lourdes accusations de malversations financières liées à la gestion des deniers publics de leur province. Il leur est notamment reproché le détournement présumé des fonds initialement alloués à l’achat d’engins lourds destinés aux infrastructures de la province, ainsi que l’opacité entourant le financement des travaux de construction de l’Assemblée provinciale du Kongo Central.
Introduite sous le numéro de rôle RGF/001/CC-DK/2026/JMB, cette procédure s’inscrit dans le cadre d’une action rigoureuse menée en matière de « gestion de fait ». Aux côtés du gouverneur, plusieurs dignitaires provinciaux – dont le ministre des Finances Djos Luyeye et l’ordonnateur délégué Germain Ndungi – sont sur le banc des accusés.
Les juges financiers devront trancher une question cruciale : les mis en cause seront-ils déclarés légalement comptables des faits reprochés ou en seront-ils lavés ?
Pour rappel, ce dossier fait suite à un feuilleton judiciaire de plusieurs mois marqué par des rapports de l’Inspection Générale des Finances (IGF) et de multiples réquisitoires. La population du Kongo Central ainsi que la société civile retiennent leur souffle dans l’attente du 02 octobre, une date clé qui marquera soit un signal fort de la lutte contre l’impunité, soit la réhabilitation des dirigeants de la province.
JAMES KABWE



























































