Le président du parti Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé), Martin Fayulu, a réaffirmé son soutien à la tenue d’un dialogue national inclusif en République démocratique du Congo (RDC), tout en insistant sur la nécessité d’y associer toutes les parties concernées, notamment l’ancien président Joseph Kabila Kabange et l’ex-président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Corneille Nangaa.
S’exprimant depuis hier dimanche 16 août 2026 à Bruxelles, en Belgique, l’opposant congolais a estimé que ces deux personnalités doivent prendre part aux discussions afin de répondre aux préoccupations soulevées à leur encontre et de contribuer à la recherche de solutions durables à la crise que traverse le pays.
« La participation de Monsieur Joseph Kabila et de Monsieur Nangaa : ils sont parties prenantes. S’ils ont des griefs contre Tshisekedi ou contre le pays, mais si on se parle, on peut laver les mains », a déclaré Martin Fayulu.
Pour le leader de l’ECiDé, l’inclusivité du dialogue constitue une condition essentielle pour permettre aux différents acteurs politiques et sécuritaires d’exposer leurs positions et d’apporter des clarifications sur les accusations dont ils font l’objet.
Concernant Joseph Kabila, président de la RDC de 2001 à 2019, Martin Fayulu a souligné que sa présence permettrait notamment d’éclairer l’opinion sur les allégations récurrentes le liant au financement présumé de l’insécurité dans l’Est du pays.
« Aujourd’hui, les gens disent que c’est lui qui finance la guerre dans la partie Est de la République démocratique du Congo. Puisque moi, je ne sais rien sur ça, alors il faut qu’il soit là pour qu’on lui pose la question pourquoi il finance la guerre et il va nous dire exactement », a-t-il affirmé.
Le président de l’ECiDé a également évoqué le cas de Corneille Nangaa, ancien président de la CENI et figure associée à la rébellion de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23). Selon lui, la participation de ce dernier au dialogue offrirait l’opportunité de comprendre les motivations qui l’ont conduit à prendre les armes contre l’État congolais.
« Monsieur Corneille Nangaa a également dirigé la Commission électorale nationale indépendante. Aujourd’hui, il se retrouve là où il est. Il faut lui poser la question pourquoi il fait la guerre contre son propre pays. Il va nous expliquer pourquoi pendant le dialogue national inclusif », a poursuivi Martin Fayulu.
Ces déclarations interviennent dans un contexte marqué par les débats autour de l’organisation d’un dialogue national inclusif visant à favoriser la cohésion nationale et à contribuer à la résolution des crises sécuritaires et politiques qui secouent la RDC, particulièrement dans sa partie orientale.
Alors que plusieurs acteurs politiques, religieux et de la société civile appellent à des concertations nationales, la question de la participation des figures controversées demeure au cœur des discussions. Pour Martin Fayulu, seul un dialogue rassemblant toutes les parties concernées permettra d’aborder sans tabou les causes profondes de la crise et d’ouvrir la voie à une paix durable en République démocratique du Congo.
HERVÉ KABWATILA




























































