Le climat se tend au Palais du Peuple. Face à ce qui s’apparente de plus en plus à un règlement de comptes politique, les administratifs de l’Assemblée nationale montent au créneau. Dans des messages largement relayés sur WhatsApp et authentifiés par notre rédaction, Ils exigent la clarté totale sur le paiement des indemnités de sortie des anciens cabinets de Vital Kamerhe et Dominique Munongo, mettant la nouvelle direction au défi de faire toute la lumière sur ce dossier brûlant.
Ce dossier vient de franchir un cap critique. Ce qui était présenté comme un débat de gestion interne s’est transformé en un véritable feuilleton politique. Aujourd’hui, les administratifs de la Chambre basse brisent le silence. Leur mot d’ordre est clair : « Stop aux mensonges politiques et à la démagogie ! »
Pour ces agents, l’heure n’est plus aux accusations sans preuves ni aux joutes oratoires, mais à la vérité des chiffres.
Le piège de la transparence pour Aimé Boji
Neuf mois après son accession au perchoir, le nouveau président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, se retrouve face à un test de gouvernance majeur, qualifié par certains observateurs comme un véritable piège administratif et financier. Les droits liés à la fin de fonction — notamment les six mois d’indemnités légalement réclamés par les anciens collaborateurs — ainsi que les différents avantages perçus sous les précédentes directions doivent être mis sur la table de manière transparente.
Les revendications des administratifs se résument en quatre questions directes et pragmatiques adressées au Bureau :
• Combien a été réellement payé jusqu’à ce jour ?
• À qui ces fonds ont-ils été versés ?
• Sur quelle base légale ou réglementaire ces paiements ont-ils été effectués ?
• Combien reste-t-il exactement à payer pour clore définitivement ce passif ?
Fin de la récréation politicienne
Les agents administratifs de l’institution refusent que leur outil de travail serve de terrain d’affrontement ou de diversion politique. Ils réclament des listes transparentes, des documents comptables certifiés et des données vérifiables.
La position des administratifs est d’une stricte neutralité légale : si des droits sont légitimement dus à ces anciens agents des cabinets Kamerhe et Munongo, ils doivent être payés sans délai, conformément aux textes régissant l’institution. À l’inverse, si des irrégularités ou des anomalies financières existent, elles doivent être clairement établies, documentées et sanctionnées, loin du bruit médiatique et des suspicions partisanes.
« Pendant la présidence de Vital Kamerhe, des responsables et collaborateurs bénéficiaient également d’avantages et de ressources liés au fonctionnement des cabinets et de l’Assemblée nationale. Quels étaient exactement ces montants ? Qui les percevait ? À quelle fréquence ? Sur quelle base réglementaire ? Et que reste-t-il aujourd’hui à payer au titre de la fin de fonction ? » peut-on lire dans différents messages envoyés dans différents forums WhatsApp
Et d’ajouter :
« Ce sont des questions simples, mais politiquement explosives.
Car si l’Assemblée nationale doit aujourd’hui décaisser d’importantes sommes pour solder les droits des anciens cabinets, les députés ont le droit de connaître l’intégralité de l’opération financière : les bénéficiaires, les montants, les justificatifs et les textes qui les fondent. Et surtout, il faut distinguer clairement les salaires, les indemnités de sortie, les droits de réception, les avantages liés à la fonction et les éventuels arriérés. »
Et de poursuivre :
« Le Bureau d’Aimé Boji Sangara ne peut pas laisser ces catégories se mélanger dans une même enveloppe opaque.
Six mois d’indemnités, des droits de réception, des avantages mensuels et des décomptes finals : combien cela représente-t-il exactement pour le Trésor public ?
Voilà la question qui devrait désormais être posée au cœur de l’hémicycle. »
L’heure de la redevabilité a sonné
En interpellant directement le Bureau dirigé par Aimé Boji Sangara, les administratifs rappellent une règle fondamentale de la République : la continuité de l’État et la redevabilité. La gestion des finances publiques au sein de la première institution citoyenne du pays ne peut s’accommoder de zones d’ombre.
La balle est désormais dans le camp du Bureau de l’Assemblée nationale. Pour éteindre l’incendie et asseoir sa crédibilité, la nouvelle direction n’a plus d’autre choix que de publier les chiffres. Place à la vérité, place aux pièces justificatives, et que la justice administrative soit faite.
JAMES KABWE




























































