Face à l’inefficacité assumée de la riposte sur le terrain, le gouvernement congolais a évalué la riposte contre la maladie à virus Ebola et à l’adaptation du plan d’intervention.
Au cours d’une réunion présidée par la cheffe du gouvernement, Judith Suminwa, le ministre de la Santé, Samuel Roger Kamba accompagné des membres de l’équipe de riposte, dont le professeur Jean-Jacques Muyembe, a fait le point de la situation et des nouvelles orientations pour renforcer la réponse sanitaire.
Au terme de l’évaluation, le gouvernement a identifié trois axes notamment le renforcement des mesures médicales en complément des actions de santé publique déjà en place ; la prise en charge salariale des prestataires et des personnels mobilisés et l’amélioration de la communication auprès des communautés.
Face aux mouvements de grève observés dans les provinces touchées par le virus, le gouvernement a tablé sur l’alignement et la formalisation d’un barème de prise en charge destiné aux équipes engagées dans la lutte contre Ebola.
Selon les autorités, cette démarche vise à assurer une rémunération harmonisée des médecins, infirmiers et autres professionnels participant à la riposte.
« Nous avons établi un barème de prise en charge salariale pour les médecins, les infirmiers, tous ceux qui travaillent dans la riposte », a déclaré Samuel Roger Kamba.
De son avis, la validation de ce mécanisme doit être formalisée par voie d’arrêté afin de structurer durablement le dispositif et de soutenir les équipes de première ligne.
S’agissant de la communication de proximité, la Première ministre Judith Suminwa a demandé à l’équipe de riposte de renforcer la qualité et la cohérence des messages, afin de lutter contre l’infodémie, ce phénomène caractérisé par la circulation de fausses informations, rumeurs et contenus susceptibles d’affaiblir l’adhésion des communautés aux mesures sanitaires.
Le plan de communication devra intensifier la sensibilisation des populations, améliorer leur compréhension des mesures de prévention et les préparer aux options envisagées, notamment autour de la vaccination et de la prise en charge médicale.
Après trois mois de riposte, le gouvernement affirme engager une nouvelle approche pour adapter son dispositif à l’évolution de la maladie.
Celle-ci inclut les mesures médicales, la protection et la prise en charge des équipes de première ligne, la surveillance sur le terrain ainsi qu’une communication renforcée pour soutenir l’adhésion des communautés.
Mont Carmel NDEO




























































