Dans la nuit du mardi 18 au mercredi 19 août 2026, un commando lourdement armé a pris d’assaut la résidence du Directeur général de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP), Maître Claude Kayembe Mbayi, située dans le quartier Righini à Kinshasa. Le haut fonctionnaire a la vie sauve grâce à un réflexe salvateur.
L’insécurité a franchi un nouveau palier dans la capitale congolaise. Entre 00h45 et 01h15 du matin, un groupe composé de neuf assaillants circulant à moto s’est introduit de force au domicile de Maître Claude Kayembe Mbayi.
Le commando a opéré avec méthode. Dès leur arrivée, les criminels ont neutralisé le garde du corps ainsi que la sentinelle commise à la sécurité de la maison. Ils ont ensuite forcé la première grille métallique de la véranda avant de fracasser les portes donnant accès au salon principal.
Selon les témoignages recueillis, les assaillants se sont dirigés sans hésitation vers la chambre à coucher du Directeur général. Face au danger imminent, Maître Claude Kayembe Mbayi a eu le réflexe de se réfugier dans une pièce secrète de la maison, échappant ainsi à une mort quasi certaine.
« Nous sommes des criminels »
Une fois à l’intérieur de la chambre, les assaillants ont proféré des menaces verbales et fouillé minutieusement les lieux, ordonnant notamment de vérifier sous le lit. D’après le récit de la sentinelle, l’un des membres du gang a clamé à haute voix : « Nous sommes des criminels », illustrant la nature déterminée de l’attaque. Au vu du ciblage direct de la victime, la thèse d’une tentative d’élimination physique est fortement privilégiée.
N’ayant pas trouvé le Directeur général, les neuf hommes ont fait main basse sur un portefeuille contenant ses pièces d’identité et ses cartes, une somme d’argent estimée à 500 dollars américains, ainsi que des effets vestimentaires, avant de prendre la fuite.
Une patrouille de la brigade de Mbata et de Mitendi s’est rendue sur les lieux environ une heure après le départ des criminels.Une enquête officielle a immédiatement été ouverte par les services de sécurité pour identifier les auteurs de cette intrusion nocturne, déterminer les complicités éventuelles et établir le bilan définitif du préjudice matériel. Cet événement repose la question cruciale de la sécurité des hauts cadres de l’administration publique en République Démocratique du Congo.
JAMES KABWE


























































