Une nouvelle tempête judiciaire secoue la scène politique congolaise. Le Parquet général près la Cour de cassation a officiellement demandé la fixation d’une audience dans le dossier opposant le leader de l’opposition Moïse Katumbi Chapwe à son demi-frère aîné, l’homme d’affaires Raphaël Katebe Katoto. Ce dernier accuse l’ancien gouverneur du Katanga de lui avoir spolié plusieurs propriétés de grande valeur.
La plainte déposée par Raphaël Katebe Katoto vise la restitution de plusieurs biens immobiliers et agricoles d’envergure situés principalement dans l’espace Grand Katanga. Parmi les propriétés citées dans la procédure figurent :
• La résidence de Mulonde.
• La résidence de Kashobwe.
• La parcelle de Mahenge.
• La résidence Lofoi n°22.
• Les fermes de Futuka et de Munguzi.
Alors que le camp du plaignant insiste sur le fait qu’il s’agit d’une affaire purement privée et juridique visant à récupérer des biens légitimes, le timing de cette accélération judiciaire suscite de vives interrogations dans les cercles politiques.
La défense de Moïse Katumbi n’a pas tardé à réagir, dénonçant immédiatement un « acharnement politique » orchestré par le pouvoir en place pour fragiliser le leader du parti Ensemble pour la République. Selon ses proches, les biens incriminés ont été acquis de manière totalement régulière et transparente, preuves d’achats et de paiements à l’appui.
Cette offensive juridique intervient quelques semaines seulement après le retour en RDC de Katebe Katoto, après près de dix ans d’absence. Ce dernier avait été chargé par le président Félix Tshisekedi de mener des consultations communautaires dans le Haut-Katanga. Au terme de sa mission au début du mois d’août, il avait publiquement appelé à soutenir le chef de l’État plutôt qu’à chercher à le renverser, illustrant une rupture politique consommée avec son jeune frère.
Pour les partisans de Katumbi, Raphaël Katebe Katoto est aujourd’hui utilisé comme un instrument de déstabilisation par le régime de Kinshasa, rappelant des manœuvres similaires subies sous l’ère de Joseph Kabila. L’affaire est désormais entre les mains de la Cour de cassation, qui devrait fixer la date de la première audience dans les prochains jours.
JAMES KABWE




























































