Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a réagi à l’arrestation de « l’influenceuse et tiktokeuse » Denise Dusauchoy en Tanzanie, en exécution d’un mandat d’arrêt délivré par les autorités judiciaires congolaises, dans le cadre des mécanismes de coopération judiciaire internationale.
Dans un message publié sur ses canaux habituels, Patrick Muyaya a estimé que cette arrestation constitue un avertissement adressé à celles et ceux qui s’illustrent par des insultes, des diffamations, de la calomnie et des attaques personnelles sur les réseaux sociaux numériques.
« Où que vous vous trouviez dans le monde, la justice vous atteindra », a-t-il déclaré, précisant que ce premier cas « servira d’exemple ».
« Nous avons l’obligation de protéger nos enfants et, pour cela, l’État fera ce qu’il doit faire. Le droit sera dit », a-t-il martelé.
Arrêtée le 30 août par les autorités tanzaniennes compétentes, Denise Dusauchoy aurait ensuite été extradée à Kinshasa.
Si les griefs reprochés à l’intéressée n’ont pas été précisés, le ministère de la Justice indique que son arrestation fait suite aux démarches judiciaires engagées par les autorités dans le cadre de dossiers pénaux en cours d’instruction.
Pour étayer ces éléments, le ministère explique qu’en octobre et novembre 2025, le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, a transmis aux autorités judiciaires belges trois commissions rogatoires internationales liées à des dossiers pénaux ouverts au Parquet de grande instance de Kinshasa/Gombe concernant Denise Dusauchoy et d’autres personnes.
« Des mandats d’arrêt internationaux ont également été émis dans le cadre de ces procédures », précise la même source.
Par ailleurs, Kinshasa a salué la qualité et l’efficacité de la coopération avec Dodoma. Le ministère a réaffirmé l’engagement de la RDC à renforcer la coopération judiciaire avec ses partenaires dans la lutte contre l’impunité et pour l’effectivité de la justice.
Le ministère souligne toutefois que l’arrestation de Denise Dusauchoy constitue un acte de procédure judiciaire et ne préjuge en rien de sa culpabilité. L’intéressée demeure, en toute circonstance, bénéficiaire de la présomption d’innocence jusqu’à l’intervention d’une décision judiciaire définitive.
Réputée proche du pouvoir, l’influenceuse Denise Mukendi Dusauchoy avait déjà été condamnée en décembre 2024 à trois ans de prison pour « faux bruits, faux en écriture et injures publiques », notamment à l’encontre de l’opposant politique Jacky Ndala et des services de renseignement congolais. Elle avait ensuite été libérée avant d’être condamnée en Belgique.
Dans un verdict rendu en juin 2026, la cour d’appel de Liège a condamné la quinquagénaire à trois ans de prison pour un enlèvement d’enfant. Elle était accusée d’avoir emmené sa fille en République démocratique du Congo sans l’accord du père.
Mont Carmel NDEO



























































