Les conditions de détention à la prison de Mbanza-Ngungu, dans la province du Kongo-Central, suscitent des inquiétudes au regard de la forte surpopulation carcérale et des difficultés structurelles observées lors de la visite du ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali. L’information a été relayée dimanche par la cellule de communication du ministère de la Justice.
Au cours de son déplacement dans cet établissement pénitentiaire, le ministre a échangé directement avec les détenus afin de s’enquérir de leurs conditions de vie et de leurs préoccupations. Il a rappelé que, malgré leur situation judiciaire, les personnes privées de liberté demeurent titulaires de droits fondamentaux qui doivent être garantis par l’État.
« Je suis venu vous rencontrer parce que vous êtes des concitoyens. Vous êtes en conflit avec la loi, mais nous avons la responsabilité de vous protéger et de nous assurer que vous êtes détenus dans des conditions acceptables et prévues par la loi », a déclaré Guillaume Ngefa, selon la source ministérielle.
Les chiffres communiqués par la direction de la prison illustrent l’ampleur du problème. Conçue pour accueillir 150 personnes et aménagée dans une ancienne maternité, la maison carcérale héberge actuellement 427 détenus, soit près de trois fois sa capacité d’accueil. Parmi eux figurent 191 prévenus en attente de jugement et 236 condamnés.
Selon les responsables de l’établissement, cette surpopulation rend difficile la gestion quotidienne des détenus et complique le respect des normes pénitentiaires. Les infrastructures vieillissantes et le manque d’espace limitent notamment la séparation adéquate entre certaines catégories de prisonniers.
La visite du ministre s’inscrit dans une mission d’évaluation des services judiciaires et pénitentiaires du Kongo-Central. Cette tournée vise à identifier les principaux défis auxquels font face les juridictions et établissements pénitentiaires de la province, notamment en matière d’infrastructures, de prise en charge des détenus et d’administration de la justice.
Face à ces constats, les autorités sont appelées à envisager des mesures susceptibles d’améliorer les conditions de détention et de réduire la surpopulation carcérale, un défi récurrent dans plusieurs établissements pénitentiaires de la République démocratique du Congo.
HERVÉ KABWATILA




























































