La République démocratique du Congo continue de faire face à la dix-septième épidémie de la maladie à virus Ebola, la plus meurtrière de son histoire. Selon le dernier bilan épidémiologique publié par le ministère de la Communication et des Médias, le pays enregistre désormais un cumul de 6 686 cas confirmés et 3 226 décès, affichant un taux de létalité préoccupant de 48,3 %.
Malgré la progression de la maladie, qui touche actuellement 61 zones de santé réparties dans six provinces (principalement l’Ituri, le Nord-Kivu, le Haut-Uélé, la Tshopo, le Bas-Uélé et le Sud-Kivu), une lueur d’espoir émerge de l’Est du pays. La province du Sud-Kivu vient de franchir la barre des 97 jours consécutifs sans notifier le moindre cas positif.
Cette stabilisation au Sud-Kivu, où la transmission du virus est considérée comme inactive, témoigne de l’efficacité des cordons sanitaires et des efforts de surveillance communautaire mis en place par la Division provinciale de la santé. Au total, la province n’aura enregistré que 3 cas confirmés au cours de cette vague. Le même calme épidémiologique s’observe dans les provinces de la Tshopo et du Bas-Uélé, qui n’ont notifié aucun nouveau cas au cours des dernières 24 heures.
Si le Sud-Kivu respire, la situation demeure critique plus au nord. La province de l’Ituri reste le principal foyer actif et concentre l’essentiel de la charge épidémique du pays. La riposte sanitaire y est particulièrement complexe en raison du contexte sécuritaire instable, qui complique le suivi des contacts, actuellement estimé à 85,3 % à l’échelle nationale.
Sur le terrain, les équipes médicales se battent sans relâche. Le ministère de la Santé rapporte que 819 patients sont actuellement hospitalisés ou placés en isolement dans les Centres de traitement Ebola (CTE). Heureusement, la dynamique des guérisons se poursuit : 15 nouveaux patients ont pu regagner leurs communautés au cours des dernières 24 heures.
Face à ce variant Bundibugyo, les autorités sanitaires rappellent que la bataille est loin d’être gagnée. Le gouvernement insiste sur le renforcement strict des mesures d’hygiène et appelle la population à la vigilance maximale en signalant immédiatement tout cas suspect ou symptôme lié à la maladie (fièvre brutale, saignements, vomissements) afin de briser définitivement la chaîne de transmission.
JAMES KABWE




























































