Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a enjoint la justice militaire d’ouvrir urgemment une enquête judiciaire à Kisangani, dans la province de la Tshopo. Cette décision fait suite à l’agression physique subie par le procureur près le tribunal de paix de Makiso par des éléments de la Police nationale congolaise (PNC).
Selon des sources concordantes, l’incident a éclaté lorsque des policiers sont intervenus à la résidence du magistrat sur instruction d’un commissaire supérieur. Le motif invoqué était l’emplacement présumé de la maison sur une emprise du domaine public. L’altercation a dégénéré lorsque le procureur a sollicité des explications sur le bien-fondé de cette opération. Il a ensuite été victime de coups et de violences physiques de la part des forces de l’ordre.
Une vidéo amateur filmée pendant l’incident et largement relayée sur les réseaux sociaux a provoqué une vive indignation au sein de la magistrature congolaise.
Face à la gravité des faits, le ministre de la Justice a fermement demandé que les responsabilités soient établies sans délai. Dans sa correspondance, Guillaume Ngefa exige que les investigations ciblent prioritairement le commissaire supérieur à l’origine de l’ordre d’intervention, ainsi que tous les policiers ayant activement participé aux violences.
Étant donné le statut de militaires ou d’assimilés des personnes mises en cause, c’est l’auditorat militaire qui a été officiellement saisi pour mener à bien cette procédure.
JAMES KABWE




























































