Le monde des médias congolais retient son souffle et s’enflamme. Porté disparu depuis le samedi 3 octobre 2026, le journaliste Gauthier Sey, Directeur général de Netic News, a enfin été localisé. Il est actuellement pris en charge à la Clinique Ngaliema. Face aux spéculations qui envahissent l’espace public, l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC), section Kinshasa, tape du poing sur la table. Elle exige toute la lumière sur ce dossier tout en dénonçant fermement une recrudescence des arrestations arbitraires de journalistes.
Face au flou qui entoure la brutale transition de Gauthier Sey entre sa disparition signalée et son lit d’hôpital, le président provincial de l’UNPC Kinshasa, Jean-Marie Kasamba, appelle à la retenue. Pas question de céder aux rumeurs ou aux conclusions hâtives.
« Ce qui est sûr, c’est que notre confrère est pris en charge à la Clinique Ngaliema », a-t-il sobrement confirmé.
Pour l’organe d’autorégulation, seules les conclusions médicales et les éléments factuels officiels permettront de reconstituer précisément le fil des événements et de déterminer les circonstances exactes de cet incident. L’UNPC Kinshasa assure suivre la situation minute par minute.
Si l’heure est à la prudence médicale pour Gauthier Sey, le ton se veut d’une fermeté absolue concernant la sécurité globale des professionnels des médias. Jean-Marie Kasamba a profité de cette tribune pour fustiger les méthodes des services de sécurité, qualifiant d’arbitraires les vagues d’interpellations ciblant la presse.
L’UNPC dénonce avec véhémence cette fâcheuse tendance à priver des journalistes de liberté sans en informer formellement leurs familles, leurs rédactions, ou la corporation. La liberté de la presse, consacrée comme le quatrième pouvoir, ne peut être sacrifiée sur l’autel de l’intimidation. Les autorités congolaises sont urgemment appelées à garantir le strict respect des droits fondamentaux des journalistes dans l’exercice de leurs fonctions.
Tout en se posant en bouclier des professionnels des médias, le patron de l’UNPC Kinshasa n’a pas éludé la responsabilité des journalistes eux-mêmes. Bien avant cet incident, il avait exhorté la corporation à une stricte observation de l’éthique et de la déontologie. Pour rester crédible et intouchable, le quatrième pouvoir doit s’exercer avec rigueur, vérité et responsabilité.
L’affaire Gauthier Sey s’ouvre désormais sur un double front : celui de la vérité médicale à la Clinique Ngaliema, et celui, plus vaste, de la sécurité des journalistes dans une capitale où exercer son métier s’apparente de plus en plus à un sport de haut risque. La corporation reste mobilisée, et exige des réponses.
JAMES KABWE




























































