Plusieurs étalages installés sous les lignes à haute tension de la Société nationale d’électricité (SNEL), au marché Double Poteau à Lubumbashi, ont été démolis ce mercredi par les autorités municipales. Une mesure prise après plusieurs alertes de la société civile sur les risques encourus par les commerçants et les usagers de cet espace.
Plusieurs installations commerciales situées sous les lignes à haute tension de la SNEL, au marché Double Poteau, ont été démolies ce mercredi par la mairie de Lubumbashi.L’opération concerne notamment des étalages occupés par des vendeurs de friperies, des alimentations et des tenanciers de cabines. Une fourrière de la police avait également été installée dans cette zone.
Cette intervention des autorités municipales intervient après plusieurs plaintes et alertes lancées par des acteurs de la société civile, qui dénonçaient depuis plusieurs jours la présence de ces activités sous les lignes électriques à haute tension.
Pour ces acteurs, la proximité entre les installations commerciales et les lignes électriques représentait un danger permanent pour les personnes fréquentant cet espace.
« Au regard du danger que court la population de cette partie de la ville, nous avons interpellé les autorités plusieurs fois sur cette situation. Maintenant, nous pouvons quand même respirer puisque c’était un danger permanent pour la population », a déclaré une source au sein de la société civile.
La démolition n’a toutefois pas été accueillie favorablement par tous les commerçants concernés. Certains ont exprimé leur mécontentement face à la mesure, qui entraîne la disparition de leurs espaces de vente.
Pour les autorités municipales et les acteurs ayant alerté sur la situation, cette opération vise avant tout à éloigner les populations des installations électriques à haute tension et à réduire les risques d’accident, notamment d’électrocution.
La question de l’occupation des emprises situées sous les lignes à haute tension reste ainsi au cœur des préoccupations en matière de sécurité des populations à Lubumbashi.
HERVÉ KABWATILA




























































