La scène politique congolaise est en ébullition depuis l’annonce, le 12 octobre 2026, de la création du Front pour la Réfondation de la Nation (FRN), une nouvelle coalition politico-militaire réunissant l’ancien Président Joseph Kabila, l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et la rébellion du M23.
Face à ce qu’elle qualifie de « stratagème désespéré », l’Action Républicaine pour le Développement durable (ARD), parti cher à l’Honorable Baitsura Musowa Schadrac, est sortie du silence pour dénoncer une tentative d’atomisation de la République et appeler à un sursaut patriotique.
Pour l’ARD, la naissance de cette nouvelle alliance à Goma ne trompe personne. Le parti y voit une manœuvre grossière visant à travestir la guerre d’agression imposée à la République Démocratique du Congo en un prétendu « conflit congolo-congolais », blanchissant de fait la paternité rwandaise de cette tragédie qui dure depuis trente ans.
Selon la déclaration de la formation politique de l’Honorable Baitsura, les objectifs des animateurs du FRN sont clairs : s’emparer du pouvoir de l’État à Kinshasa par la force des armes ou, à défaut, imposer un dialogue inclusif « piégé », taillé sur mesure pour servir les intérêts de Kigali et des firmes multinationales friandes des ressources du sous-sol congolais. Le plan ultime demeurant le sabordage de l’intégrité territoriale de la RDC en exploitant la vulnérabilité sécuritaire des provinces du Kivu avec notamment aussi la question des ADF NALU qui continuent à semer la mort dans le territoire de BENI .
Dans une diatribe sans concession, l’ARD rappelle à Joseph Kabila que « les mêmes artifices de calcul ne réussissent pas toujours ». Le contexte géopolitique de 2026 n’a plus rien à voir avec celui de 1996, époque de l’AFDL qui avait porté Laurent-Désiré Kabila au pouvoir. De même, la réédition du « schéma Sassou Nguesso » de 1997 à Brazzaville est jugée impossible à Kinshasa, tant les dynamiques internes et les acteurs stratégiques ont évolué.
Le parti exprime sa profonde indignation face au choix de l’ancien chef de l’État : « Revêtu du prestigieux titre d’ancien Président de tous les Congolais pendant 18 ans, sa place n’est pas à la tête d’un mouvement rebelle instigué par le Rwanda ». Pour l’ARD, ce rapprochement officiel agit comme un révélateur : le masque est tombé, exposant au grand jour les complicités structurelles derrière l’insécurité chronique et le pillage des ressources naturelles de l’Est.
Après 65 ans d’indépendance marqués par des régressions politiques et un marasme économique persistant, l’ARD martèle que le peuple congolais n’est plus dupe et qu’il aspire désormais à la paix, à la stabilité et à l’émergence.
Face à la crise, l’Honorable Baitsura Musowa Schadrac et son parti lancent un triple appel :
- Au peuple congolais, de garder le calme et accorder une confiance exclusive aux institutions légalement et démocratiquement établies.
- À la classe politique de s’engager vers un « dialogue véritablement inclusif », mais rigoureusement épuré des traîtres et des valets d’intérêts étrangers.
- À l’élite intellectuelle dnitier un reformatage de la mémoire collective afin de repenser le modèle démocratique occidental actuel. L’ARD préconise l’émergence d’un système politique contextualisé, ancré dans les valeurs culturelles et l’histoire congolaise, garant de la bonne gouvernance et du développement durable.
Alors que la création du FRN crispe la diplomatie et le commandement militaire, la position de l’ARD pose les balises d’une résistance républicaine et intellectuelle face à ce qu’elle considère comme une aventure sans lendemain.
JAMES KABWE


























































