Plus de 12 000 réfugiés congolais vivant en République du Congo ont exprimé leur volonté de regagner la République démocratique du Congo (RDC), après avoir fui les conflits dans les provinces du Maï-Ndombe et du Sud-Ubangi. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) prévoit d’organiser leur rapatriement à partir de 2027, tandis que les autorités congolaises annoncent des mesures sécuritaires et des initiatives de réconciliation pour faciliter leur retour.
Plus de 12 000 réfugiés congolais accueillis en République du Congo souhaitent rentrer en République démocratique du Congo après plusieurs années d’exil provoqué par les violences dans leurs régions d’origine, notamment au Maï-Ndombe et au Sud-Ubangi. Selon les informations disponibles, le HCR envisage de lancer leur rapatriement à partir de 2027.
Jacquemain Shabani, qui a conduit la délégation congolaise, a donné des assurances quant aux défis sécuritaires et infrastructurels à relever par le gouvernement.
« Le gouvernement de la République est pleinement engagé pour lever les différents défis en faveur des compatriotes vivant dans les entités affectées par ces troubles. La stabilisation et la maîtrise de la situation sécuritaire ainsi que la réhabilitation des infrastructures, qui se poursuivent grâce aux efforts du gouvernement, permettront un retour digne et sécurisé aux compatriotes réfugiés. Afin de favoriser le retour durable, le gouvernement a déjà initié le processus d’organisation des forums de paix et de réconciliation entre les communautés concernées. Aussi, des initiatives locales ont été entreprises par les gouverneurs des provinces du Maï-Ndombe et du Sud-Ubangi en vue de promouvoir la cohabitation pacifique entre les communautés », a indiqué Jacquemain Shabani.
Cette opération devrait permettre aux volontaires de retrouver leurs milieux d’origine, sous réserve des conditions de sécurité et des dispositions nécessaires à leur réinstallation.Pour favoriser le retour de ces populations déplacées, le gouvernement congolais prévoit des mesures sécuritaires ainsi que des initiatives de réconciliation dans les zones concernées.Ces dispositions visent notamment à créer un environnement favorable au retour des réfugiés et à prévenir la résurgence des conflits qui les ont contraints à quitter leurs habitations.
La réussite de cette opération dépendra toutefois de l’effectivité des mesures annoncées, de la stabilité des zones de retour et de la capacité des autorités à garantir la protection des personnes rapatriées.Sur les quelque 36 000 réfugiés congolais accueillis en République du Congo, seuls environ 12 000 ont exprimé le souhait de regagner leurs milieux d’origine.
Cette situation souligne la diversité des choix des réfugiés, dont certains pourraient ne pas se sentir prêts à rentrer, notamment en raison des incertitudes liées à la sécurité et aux conditions de réinstallation. Le rapatriement envisagé ne concernerait donc, dans un premier temps, que les personnes ayant manifesté leur volonté de retourner en RDC.
Prévu à partir de 2027, ce processus constituera un enjeu important pour les autorités congolaises et les acteurs humanitaires. Au-delà du transport des réfugiés vers leurs localités d’origine, leur retour nécessitera des conditions favorables à une réintégration durable. La sécurité, l’accès aux services essentiels et les perspectives de subsistance figureront parmi les défis à prendre en compte pour éviter de nouveaux déplacements.
HERVÉ KABWATILA




























































