Le torchon brûle ouvertement entre l’hôtel de ville de Kinshasa et la Task-Force présidentielle d’assainissement. Dans une lettre incendiaire datée du 28 octobre 2026, le Lieutenant-Général Kasongo Kabwik exprime sa vive « indignation » face aux affirmations du gouvernement provincial concernant un prétendu budget mensuel de 12 millions de dollars, agitant même le spectre de poursuites pénales militaires.
Dans une correspondance officielle adressée directement au Premier citoyen de la ville, le Lieutenant-Général Kasongo Kabwik, coordonnateur de la Task-Force, ne mâche pas ses mots. Le haut gradé y fustige les récentes sorties médiatiques de l’exécutif provincial, orchestrées par le ministère provincial de l’Environnement, qui attribuent à sa structure une dotation mensuelle faramineuse de 12 000 000 USD.
Pour le Général Kasongo Kabwik, la coupe est pleine. Qualifiant ces déclarations de « truffées de controverses », le patron de la Task-Force accuse le gouvernement provincial de jeter ses équipes « en pâture » à l’opinion publique en faisant miroiter des sommes astronomiques déconnectées de la réalité du terrain.
Mais au-delà du démenti budgétaire, la réplique militaire se déplace sur un terrain juridique beaucoup plus glissant pour les autorités urbaines. Pour le haut commandement de la Task-Force, insinuer qu’une telle fortune circule entre les mains de la hiérarchie revient purement et simplement à allumer une mèche de révolte dans les rangs.
La missive prend une tournure quasi-judiciaire lorsque le Lieutenant-Général affirme que ces sorties médiatiques constituent une « incitation des Militaires et Bâtisseurs de la Nation à la désobéissance et à commettre des actes contraires à leurs devoirs ». Un affront que l’officier général ne compte pas laisser passer, rappelant fermement au Gouverneur que de tels agissements tombent sous le coup de la loi, étant explicitement « prévus et punis par l’article 88 du Code Pénal Militaire ».
Alors que Kinshasa croule toujours sous les immondices, cette guerre ouverte au sommet de l’État et de la province pose une question cruciale : où va réellement l’argent de la salubrité publique ? En brandissant les lois de la justice militaire face au pouvoir civil de Kinshasa, le Général Kasongo Kabwik vient de franchir un cap. Reste à savoir comment le gouvernorat de Daniel Bumba compte éteindre cet incendie politique et sécuritaire.
JAMES KABWE




























































