Réunie les 26 et 27 octobre 2026 dans la capitale italienne, la Coalition 64 (C-64) a tracé sa feuille de route pour sortir la République Démocratique du Congo de l’impasse. Face à la guerre qui ravage l’Est et à la crise institutionnelle qui paralyse Kinshasa, la plateforme politique se positionne en médiatrice et réclame un dialogue direct entre le président Félix Tshisekedi et son prédécesseur Joseph Kabila.
Se revendiquant explicitement du droit constitutionnel de faire échec à tout pouvoir illégitime, la C-64 veut jeter un pont dans un pays profondément fracturé. Au cœur de ses préoccupations : le rejet catégorique de la loi sur le référendum, perçue comme un facteur d’instabilité supplémentaire, et la peur viscérale d’un péril imminent de balkanisation de la RDC.
Pour la Coalition 64, le constat est sans appel : il n’existe aucune issue militaire à la crise actuelle. La plateforme exhorte la classe politique et la société civile à se tourner vers un dialogue national inclusif. Ce forum devrait avoir pour priorités absolues la cessation immédiate des hostilités, la réunification du territoire national et le renforcement d’une cohésion nationale fortement ébranlée.
Afin de stopper l’escalade militaire et d’endiguer la crise humanitaire catastrophique, la C-64 appelle à l’ouverture de discussions directes avec toutes les parties au conflit.
La coalition insiste sur la nécessité d’un processus rigoureusement coordonné et orienté vers des résultats palpables. Elle décline ses exigences prioritaires en quatre axes :
Le respect strict du cessez-le-feu
1.La mise en place d’un contrôle crédible de son application sur le terrain
2.La protection absolue des populations civiles
3.La garantie d’un accès humanitaire sans entraves aux zones sinistrées
Pour la C-64, le temps est venu d’intégrer les aspects liés à la gouvernance, tels qu’envisagés dans les six protocoles additionnels, au cœur du dialogue national inclusif. Sur le plan international, la plateforme exige l’application ferme de la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU, laquelle recommande notamment le retrait immédiat de toutes les troupes étrangères du territoire congolais.
Alors que les tensions politiques restent vives à Kinshasa autour des réformes institutionnelles, l’initiative romaine de la Coalition 64 sonne comme un pavé dans la mare, replaçant le compromis politique au centre du jeu congolais.
JAMES KABWE



























































