Les États-Unis réaffirment leur volonté de voir pleinement appliqués les engagements pris par le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC) dans le cadre des Accords de Washington.
Lors d’une rencontre, vendredi, avec l’ambassadrice du Rwanda, l’Assistant secrétaire d’État américain aux Affaires africaines, Frank Garcia, a rappelé, selon les informations communiquées à la presse, la nécessité pour Kigali de respecter les engagements souscrits dans le cadre de l’accord de paix conclu entre les deux pays.
« Le Rwanda doit respecter ses obligations au titre des Accords de Washington, notamment en mettant fin à tout soutien au M23 et en retirant ses forces du territoire de la RDC », aurait déclaré Frank Garcia, cité dans le compte rendu de la rencontre.
Le responsable américain a également insisté sur l’importance de la mise en œuvre complète des engagements pris par les parties. Selon lui, leur application constitue une condition essentielle à l’instauration d’une paix durable dans la région des Grands Lacs.
Les Accords de Washington pour la paix et la prospérité ont été signés le 4 décembre 2025 à Washington par les présidents congolais Félix Tshisekedi et rwandais Paul Kagame, sous la facilitation des États-Unis. Le texte réaffirme notamment les engagements pris dans l’accord de paix du 27 juin 2025 et la Déclaration de principes du 25 avril 2025. Il prévoit également un cadre de coopération économique régionale.La question du soutien présumé de Kigali au M23 demeure l’un des principaux points de tension dans la mise en œuvre du processus de paix.
Les autorités rwandaises contestent certaines accusations portées contre elles et affirment que leurs mesures sécuritaires sont liées à la menace que représente, selon Kigali, la présence des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dans l’est de la RDC. Dans une déclaration publiée en mars 2026, le gouvernement rwandais avait notamment affirmé que son désengagement devait être mené parallèlement à la mise en œuvre, par Kinshasa, de ses propres obligations sécuritaires.
Les États-Unis ont, de leur côté, déjà appelé les deux parties à respecter leurs engagements. En décembre 2025, le secrétaire d’État américain Marco Rubio avait déclaré que certaines actions rwandaises dans l’est de la RDC constituaient une violation des Accords de Washington.
Au-delà des questions sécuritaires, l’accord de Washington prévoit également de favoriser l’intégration économique régionale, notamment dans les secteurs des infrastructures, des investissements, de l’exploitation minière et du développement industriel. L’objectif affiché par les signataires est de faire de la coopération économique l’un des leviers de consolidation de la paix dans la région des Grands Lacs.
La mise en œuvre effective des engagements sécuritaires reste ainsi au cœur du processus diplomatique entre Kinshasa et Kigali, alors que les acteurs régionaux et internationaux continuent de pousser les deux pays vers une désescalade durable.
HERVÉ KABWATILA



























































