La production législative s’intensifie au Palais du Peuple. Ce lundi 2 novembre, la Chambre haute a franchi un cap décisif en adoptant le projet du nouveau Code de la route et en déclarant recevable la réforme de la loi sur les activités physiques et sportives. Portées par une quasi-unanimité des députés (350 voix sur 351), ces deux initiatives promettent de moderniser en profondeur le quotidien et le cadre légal des Congolais.
Code de la route : Une législation vieille de 48 ans enfin dépoussiérée
Le verdict est tombé après un examen minutieux article par article : le rapport de la commission ATI-NTIC sur la proposition de loi de l’honorable Tobie Nkongolo Kayumbi a été officiellement adopté. L’enjeu est de taille. Le texte actuel, qui remonte à août 1978, était devenu totalement obsolète face à l’explosion démographique et urbaine de la RDC.
Ce nouveau Code de la route, fort de ses 151 articles, intègre les réalités technologiques et infrastructurelles du XXIe siècle. Massivement plébiscité par les élus, le texte prend désormais le chemin du Sénat pour une seconde lecture réglementaire avant sa promulgation.
Révolution sportive : Vers un cadre adapté aux réalités du XXIe siècle
En parallèle, les députés ont donné leur feu vert à la proposition de loi de l’honorable Serge Chembo Nkonde, visant à réformer la loi de 2011 sur l’organisation et la promotion des activités physiques et sportives. Quinze ans après son entrée en vigueur, le constat de l’auteur est sans appel : la législation actuelle ignore les mutations économiques, sociales et techniques du sport moderne.
La réforme introduira notamment :
1.16 nouveaux concepts clés indispensables pour s’aligner sur les standards internationaux.
- Une meilleure prise en compte des disciplines paralympiques.
- Un encadrement strict des modalités de transfert des sportifs et de l’évolution des ligues provinciales.
Un débat parlementaire axé sur le genre et les infrastructures
La plénière, dirigée par le premier vice-président Isaac Jean Claude Tshilumbayi, a donné lieu à des interventions ciblées de la part des élus. L’honorable Percy Nzuzi a vigoureusement plaidé pour le renforcement de l’approche genre dans les instances sportives, tandis qu’Adèle Kayinda a rappelé l’urgence absolue de reconstruire les infrastructures et de soutenir les milieux ruraux. Les honorables Jacques Djoli et Elie Kambale ont, de leur côté, insisté sur l’urgence d’une politique publique ambitieuse centrée sur la détection et le développement des talents locaux.
Déclarée recevable, cette loi sur le sport est désormais entre les mains de la Commission socioculturelle. Elle dispose d’un délai express de 5 jours pour l’examiner en profondeur avant son retour devant la plénière.
Avec 350 votes favorables, zéro contre et une seule abstention, la représentation nationale envoie un signal fort : la modernisation de la RDC ne peut plus attendre.
JAMES KABWE




























































