Le secrétaire général de l’UDPS-Tshisekedi affirme que l’implication présumée de Joseph Kabila aux côtés de l’AFC/M23 était déjà signalée par les autorités congolaises. Il assure que le pouvoir prendra des mesures pour protéger le territoire national et réitère une mise en garde à l’ancien chef de l’État.
Le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS-Tshisekedi), Augustin Kabuya, a déclaré ne pas être surpris par l’annonce faisant état de l’implication de l’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila Kabange, aux côtés de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et du mouvement rebelle M23.
Intervenant sur les antennes de Top Congo FM, le responsable du parti présidentiel a affirmé que les autorités congolaises avaient, selon lui, déjà lancé plusieurs alertes concernant les liens présumés entre l’ancien chef de l’État et cette coalition politico-militaire, que Kinshasa accuse d’être soutenue par le Rwanda.
« Je ne suis pas surpris de l’implication confirmée de Joseph Kabila aux côtés de l’AFC/M23 soutenu par le Rwanda. J’étais parmi les premiers à l’alerter », a déclaré Augustin Kabuya, selon les propos rapportés.
La déclaration d’Augustin Kabuya intervient au lendemain de l’annonce, faite le 12 octobre 2026 à Goma, de la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), placé sous la direction de Joseph Kabila.Cette nouvelle plateforme entend rassembler des acteurs issus de l’AFC/M23 et affiche son opposition au pouvoir de Félix Tshisekedi.
Pour Augustin Kabuya, cette évolution confirme les alertes précédemment lancées par les autorités de Kinshasa.
Il estime que l’ancien président, après l’échec présumé de ses tentatives de mobilisation populaire contre le régime en place, aurait choisi d’assumer ouvertement son engagement aux côtés du mouvement armé.
Ces appréciations relèvent toutefois de l’analyse politique du secrétaire général de l’UDPS-Tshisekedi et ne constituent pas, à elles seules, une démonstration indépendante des motivations de Joseph Kabila.
Le responsable de l’UDPS-Tshisekedi a également affirmé que l’annonce de cette nouvelle alliance ne suscitait pas de crainte au sein du pouvoir. Il a assuré que des mesures seraient prises pour préserver l’intégrité territoriale de la RDC face à la menace que représentent, selon lui, les forces opposées au gouvernement.
Cette déclaration intervient dans un contexte de conflit persistant dans l’est du pays, où les initiatives diplomatiques visant à parvenir à une désescalade se poursuivent parallèlement aux affrontements armés.
La création du FRN ouvre ainsi une nouvelle séquence dans les relations entre l’ancien président Joseph Kabila et le pouvoir de Félix Tshisekedi. Elle soulève notamment des interrogations sur l’évolution de la structure de l’AFC/M23, ses objectifs politiques et militaires ainsi que les conséquences de cette recomposition sur les efforts de paix.
Au cours de son intervention, Augustin Kabuya a, par ailleurs, réitéré une mise en garde à l’endroit de Joseph Kabila, évoquant une « mort précipitée » et faisant référence au sort de Jonas Savimbi, ancien chef de l’UNITA en Angola, tué en 2002.
Cette comparaison donne une tonalité particulièrement sévère aux propos du secrétaire général de l’UDPS-Tshisekedi, alors que la confrontation entre le pouvoir de Kinshasa et la nouvelle plateforme politico-militaire prend une dimension plus explicite.
HERVÉ KABWATILA



























































