Le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Augustin Kabuya, est sorti de son silence après l’apparition de Claude Ibalanky, ancien proche et collaborateur du président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, aux côtés des rebelles du M23-AFC, un mouvement dirigé par Corneille Nangaa.
S’exprimant lors d’une matinée politique organisée samedi 07 février 2026 à Kinshasa, Augustin Kabuya a rejeté toute responsabilité de l’UDPS dans les agissements de Claude Ibalanky, affirmant que ce dernier n’a jamais agi au nom du parti présidentiel. Selon lui, Ibalanky aurait plutôt servi de « pion » au sein de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) dans le but de déstabiliser l’UDPS.
« Claude Ibalanky était un pion de l’AFC/M23 pour déstabiliser l’UDPS. Aujourd’hui, les gens me condamnent parce que j’ai pris une photo avec lui, tout comme avec le président de la République », a déclaré Augustin Kabuya devant les militants et sympathisants du parti.
Le secrétaire général de l’UDPS a également dénoncé ce qu’il qualifie d’amalgames, rappelant que le simple fait d’apparaître sur une photo avec une personne ne saurait engager une responsabilité politique ou morale sur les actes posés ultérieurement par celle-ci.
« C’est comme lors d’une matinée politique : si une personne trouve mieux de prendre une photo avec moi et que plus tard vous apprenez qu’elle a volé la chèvre d’autrui, est-ce que c’est moi qui l’ai envoyée ? », s’est-il interrogé.
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte marqué par de vives tensions politiques et sécuritaires dans l’Est de la République démocratique du Congo, où le mouvement rebelle M23-AFC est accusé de nombreuses exactions et d’atteintes à la souveraineté nationale.
À travers cette déclaration, Augustin Kabuya a voulu dissiper toute confusion et réaffirmer la position de l’UDPS, tout en appelant l’opinion publique à faire preuve de discernement face aux accusations et aux polémiques alimentées sur les réseaux sociaux et dans l’espace public.
HERVÉ KABWATILA






























































