La police nationale a empêché dans la nuit du vendredi, l’incendie du Centre de traitement d’Ebola (CTE) de Médecins sans frontières (MSF), situé dans le quartier Byautu, à Beni, lors d’échauffourées. C’est ce qu’indique Jules Ngeleza, coordonnateur ad intérim de l’Observatoire pour la paix et la promotion des droits de l’Homme (OPDH-RDC ASBL).
Selon le communiqué de cette ONG, les troubles ont éclaté après le décès d’une femme prise en charge au centre. Celle-ci serait l’épouse d’un présumé commandant des Wazalendo.
Au cours de leur intervention, les policiers chargés de la garde du site ont fait face à des individus non identifiés qui tentaient d’incendier la structure. Aucune victime n’a été signalée.
Dans le même document, l’OPDH-RDC s’inquiète des conséquences d’une attaque des ADF contre un centre de santé à la Cantine, dans le territoire de Beni, dans la nuit du 5 au 6 novembre 2026.
D’après des sources médicales, plusieurs malades ont pris la fuite, dont cinq contacts suspects (trois à haut risque), l’épouse d’une personne décédée d’Ebola et un cas confirmé.
Cette version est renforcée par Africa CDC.
Condamnant cette attaque contre des civils à Cantine-Aloya, qui a aussi visé des structures sanitaires en pleine épidémie d’Ebola, le directeur général Jean Kaseya a indiqué que des centaines de personnes atteintes ou suspectées d’être atteintes du virus ont fui.
Il a plaidé pour un corridor de paix pour protéger les civils, les patients et les soignants et permettre aux équipes humanitaires d’accéder aux zones touchées.
« Car chaque arrêt des soins, du suivi des contacts et de la surveillance expose davantage de vies au danger », a-t-il déclaré.
Pour sa part, l’OPDH-RDC appelle la population à protéger le personnel soignant et les infrastructures sanitaires, à renforcer les recherches des malades et contacts en fuite, et à respecter les mesures barrières pour briser la chaîne de transmission du virus.
La Rédaction



























































