Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, s’est exprimé sur la candidature de la République Démocratique du Congo au poste de Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) pour les échéances prévues en novembre 2026 à Phnom Penh, au Cambodge.
Sur le plateau de la télévision française TV5 Monde, le ministre de la Communication et des Médias a affirmé que la RDC, forte de ses atouts, notamment le plus grand nombre de locuteurs de la langue française, est résolument déterminée à jouer pleinement son rôle dans cette institution qui regroupe des pays francophones.
Il a également annoncé que l’identité du candidat à ce poste sera dévoilée incessamment.
« La République Démocratique du Congo est dans son droit, en tant que plus grand pays francophone, de présenter un candidat. Le moment venu, l’identité sera révélée, mais ce qu’il faut savoir, c’est que nous avons un projet et des atouts. L’avenir de la Francophonie se joue plutôt en RDC au regard de la quantité de locuteurs », a déclaré Patrick Muyaya, invité du Journal Afrique.
Pour concrétiser cette ambition, le ministre congolais a précisé que Kinshasa dispose d’un plan et d’une stratégie affinée pour changer la donne.
« Nous avons un plan et nous sommes sûrs qu’au moment venu, à travers notre candidature, nous soumettrons aux autres États membres une nouvelle dynamique pour cette institution », a-t-il ajouté.
Réagissant à la nouvelle candidature du Rwanda, dont les relations ne sont pas au beau fixe avec la RDC, en raison du soutien militaire apporté à la rébellion de l’AFC-M23 dans l’est du pays, le porte-parole du gouvernement congolais estime que le pays de Paul Kagame ne devrait pas occuper ce poste, tant son administration a tourné le dos à la langue française.
« Il faut considérer, sur certains sujets, notamment lorsqu’on parle de français et de minerais critiques, le Rwanda comme un pays périphérique qui ne devrait normalement pas avoir le droit à la cité, du moins à cette dimension », a-t-il souligné.
Pour ce membre du gouvernement, l’avenir du français dépend de la République Démocratique du Congo.
« Nous viendrons avec notre projet qui n’a rien à voir avec ce qui se passe actuellement, car nous pensons qu’il est important de construire des ponts, de donner un avenir à nos jeunes et de progresser. Lorsqu’on parle du Rwanda, pour prendre un exemple rapide : nous venons de Washington où il y a eu un sommet entre 55 pays. Les pays invités pour parler des minerais critiques, le Rwanda n’y était pas, il ne pouvait pas y être. Ce n’est pas parce que vous pillez ou que vous vous livrez à des activités illicites que vous êtes invités dans un cadre comme celui-là », a-t-il argué le ministre Muyaya.
À quatre mois du dépôt des candidatures, prévu en juin 2026, le profil du candidat de la RDC n’est toujours pas connu.
Cependant, plusieurs noms circulent notamment l’ancien ministre Freddy Matungulu, le Prix Nobel de la paix Dénis Mukwege, ou Isidore Kwandja Ngembo, qui a été le Directeur national du Comité d’organisation des IXes Jeux de la Francophonie, tenus à Kinshasa du 28 juillet au 6 août 2023.
Mont Carmel NDEO































































