Le ministre de l’Intégration régionale de la République démocratique du Congo (RDC), Floribert Anzuluni, a appelé lundi, à Lusaka, les États membres de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) à concrétiser leurs engagements en faveur de la sécurité, de la stabilité, de l’intégration économique régionale et du développement durable. L’information a été rapportée mardi par le ministère de l’Intégration régionale.
S’exprimant à l’ouverture de la 20ᵉ session ordinaire du Comité interministériel régional (CIMR), organe exécutif de la CIRGL, le ministre a insisté sur la nécessité de privilégier les résultats concrets plutôt que la multiplication des rencontres institutionnelles. La cérémonie s’est déroulée en présence du président zambien, Hakainde Hichilema.
« L’utilité de la CIRGL n’est pas à évaluer à l’aune du nombre des réunions tenues, mais plutôt de la contribution effective de notre institution à la création des conditions de sécurité, de stabilité et de développement durables entre les États membres », a déclaré Floribert Anzuluni, en sa qualité de président en exercice du CIMR.
Le ministre congolais a exprimé sa préoccupation face à la persistance des actes d’agression et des conflits armés dans la région des Grands Lacs. Il a également dénoncé la dégradation de la situation humanitaire ainsi que la poursuite de l’exploitation illégale des ressources naturelles, des phénomènes qui continuent de fragiliser la stabilité régionale.
Face à ces défis, Floribert Anzuluni a plaidé pour le renforcement des mécanismes régionaux de prévention des conflits et l’amélioration de la gouvernance de la CIRGL.
Il a, en outre, souligné l’importance d’accroître la participation des femmes et des jeunes aux processus de paix, conformément aux principes de la Déclaration de mise en œuvre du Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement dans la région des Grands Lacs.
Au-delà des défis sécuritaires, le ministre a réaffirmé la nécessité de poursuivre les efforts en faveur de la coopération entre les États membres, notamment dans les domaines économique et du développement durable.
« La paix et l’intégration économique régionale dans les Grands Lacs africains sont encore possibles », a affirmé Floribert Anzuluni.
À travers cet appel, le responsable congolais a mis l’accent sur la responsabilité collective des États membres dans la recherche de solutions durables aux crises qui affectent la région.
La 20ᵉ session ordinaire du CIMR constitue ainsi un cadre de concertation entre les États membres de la CIRGL, avec pour enjeu la transformation des engagements politiques régionaux en mesures concrètes susceptibles de renforcer la paix, la stabilité et la coopération entre les pays des Grands Lacs.
HERVÉ KABWATILA



























































