Les automobilistes kinois n’ont plus que quelques jours pour se mettre en règle. L’hôtel de ville de Kinshasa s’apprête à lancer, dès le 15 octobre prochain, une vaste opération de contrôle systématique des véhicules sur l’ensemble des voies publiques de la capitale. Initiée sur instruction du gouverneur Daniel Bumba, cette mesure vise à assainir le transport urbain et à garantir la sécurité routière dans la mégapole congolaise.
Le ministre provincial des Transports et de la Mobilité urbaine, Jésus-Noël Sheke Wa Domene, a tapé du poing sur la table. Dans une communication officielle, il a rappelé que la tolérance zéro sera appliquée contre tout véhicule circulant sans certificat de contrôle technique valide, présentant des défaillances mécaniques manifestes ou dépourvu des documents administratifs requis.
Le dispositif répressif s’annonce particulièrement sévère. Tout véhicule pris en flagrant délit d’infraction réglementaire sera immédiatement immobilisé. Les autorités prévoient également la mise en fourrière systématique des engins non conformes, et ce, aux frais exclusifs de leurs propriétaires.
Ce sursis, qui court jusqu’au 15 octobre, avait été accordé par l’exécutif provincial fin août afin d’éviter les perturbations du trafic et de garantir une rentrée scolaire apaisée dans la capitale. Les autorités exhortent désormais les conducteurs à ne pas attendre les dernières minutes pour saturer les centres agréés.
Le message du ministre provincial s’adresse également aux gestionnaires des infrastructures de contrôle. Jésus-Noël Sheke a fermement mis en garde les centres de contrôle technique tentés de délivrer frauduleusement ou par complaisance des certificats de conformité à des véhicules défaillants.
Les contrevenants s’exposent à des sanctions administratives et judiciaires lourdes, allant de la fermeture immédiate de l’établissement au retrait définitif de leur agrément, assortis de poursuites pénales.
À l’approche de la date butoir, la pression monte sur les conducteurs kinois. Les propriétaires de véhicules de transport en commun et les particuliers sont invités à se rendre sans délai dans les différents centres techniques de la ville pour régulariser leur situation et éviter le désagrément d’une saisie sur la voie publique.
JAMES KABWE



























































