Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya est monté au créneau pour dénoncer une interprétation « erronée » des propos du président Félix Tshisekedi sur les processus de Doha et de Washington.
Lors d’un entretien au Kremlin avec son homologue russe, Vladimir Poutine, le chef de l’État a déploré la lenteur de la mise en œuvre de la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU. Cette résolution exige notamment le retrait des forces étrangères de l’est de la RDC, la cessation des hostilités et la restauration de l’autorité de l’État.
Félix Tshisekedi a également évoqué « l’inefficacité » du processus de Doha, entre le gouvernement et la rébellion FRN (ex-AFC/M23), ainsi que de celui de Washington, entre Kinshasa et Kigali.
Ces déclarations ont suscité de vives réactions. Plusieurs analystes y voient des tâtonnements et une incohérence diplomatique, Kinshasa conclut des partenariats avec les États-Unis tout en sollicitant l’accompagnement de la Russie.
Face à ce tollé, Patrick Muyaya se montre catégorique.
« Il serait aberrant qu’au lendemain des sanctions américaines, que nous avons unanimement saluées, et à la veille d’une nouvelle réunion du comité de coordination de l’accord de partenariat stratégique, nous tournions le dos au processus de Washington », a déclaré d’emblée le ministre de la Communication et des Médias.
Selon lui, ceux qui interprètent autrement les propos du chef de l’État à Moscou « sont au service du Rwanda et de la rébellion, qui travaillent contre le retour de la paix dans l’Est ».
Patrick Muyaya affirme que le chef de l’État n’a jamais remis en cause les processus de paix lors de son entretien avec Vladimir Poutine, mais cherché à obtenir le soutien de Moscou pour l’application des résolutions de l’ONU.
« À Moscou, avec le président russe, il n’a jamais été question de remettre en cause le processus de paix, mais d’obtenir le soutien de la Fédération de Russie, en sa qualité de membre permanent du Conseil de sécurité, pour la pleine application des résolutions 2773 du 21 février 2025 et 2808 du 19 décembre 2025, qu’elle a elle-même votées avec les autres États membres », a-t-il martelé.
Dénonçant une campagne de désinformation et de manipulation, le porte-parole du gouvernement affirme que la démarche de Félix Tshisekedi auprès de Vladimir Poutine visait au contraire à soutenir les processus de Washington et de Doha, afin qu’ils produisent pleinement leurs effets.
Mont Carmel NDEO



























































