La Première ministre de la République démocratique du Congo (RDC), Judith Suminwa, a appelé lundi 02 novembre 2026 à renforcer la participation des femmes aux mécanismes de prévention des conflits, de médiation et de consolidation de la paix dans la région des Grands Lacs. Elle s’exprimait à l’ouverture de la Conférence parlementaire des femmes pour la paix et le développement, organisée du 2 au 5 novembre à Dar es-Salaam, en Tanzanie.
Prenant la parole devant des femmes parlementaires venues de différents pays de la région des Grands Lacs, la cheffe du gouvernement congolais a insisté sur la nécessité d’associer davantage les femmes aux processus décisionnels liés à la paix et au développement.
« Il ne peut y avoir de paix durable sans les femmes. Il ne peut y avoir de développement juste si les femmes restent à l’écart des décisions », a déclaré Judith Suminwa, selon un communiqué de la Primature.
À cette occasion, la Première ministre a également réaffirmé la position de Kinshasa concernant le conflit armé dans l’est de la RDC. Elle a dénoncé ce qu’elle a présenté comme une agression de l’Armée patriotique rwandaise et de ses supplétifs, ainsi que les violences auxquelles sont confrontées les populations dans cette partie du territoire congolais.
« Notre pays continue de dénoncer l’agression barbare de l’Armée patriotique rwandaise et de ses supplétifs dont il est victime, ainsi que les violences qui frappent ses populations dans l’Est », a-t-elle affirmé.
Pour Judith Suminwa, toute démarche visant à parvenir à une paix durable dans la région doit notamment reposer sur le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États, ainsi que sur la protection des populations civiles.
Elle a, par ailleurs, souligné que les femmes doivent occuper une place effective dans les initiatives de prévention des conflits, les processus de médiation et les efforts de reconstruction.
Cette conférence parlementaire, qui se tient du 2 au 5 novembre à Dar es-Salaam, constitue un cadre d’échanges entre les femmes parlementaires de la région des Grands Lacs autour des enjeux de paix et de développement.
À travers son intervention, la cheffe du gouvernement congolais a ainsi mis en avant la nécessité de faire de la participation des femmes un élément à part entière des stratégies de recherche de la paix dans une région confrontée à des tensions et à des conflits persistants.
HERVÉ KABWATILA




























































