Dans un contexte de dépréciation de la monnaie nationale, le Franc Congolais (CDF), la Banque Centrale du Congo (BCC) injecte ce lundi 12 janvier, une somme de 50 millions USD, sur le marché des devises après une première intervention en date du 08 de ce même mois.
Cette mesure fait suite à une dépréciation d’environ 0,5 % du CDF par rapport à la devise américaine et répond à la demande de liquidités en devises au sein du système bancaire.
Selon l’institut d’émission, le suivi du marché des changes a révélé, au 10 janvier, des tensions sur le segment parallèle dues à des spéculations négatives de certains opérateurs économiques.
Le gouverneur André Wameso affirme que ses réserves internationales lui permettent de maintenir une action « robuste » et de garantir une couverture suffisante pour les importations de biens et services.
Dans le cadre de cette opération, la BCC a appelé les opérateurs économiques et le grand public à continuer leurs transactions dans un cadre de confiance, en privilégiant les circuits bancaires formels pour leurs besoins en devises, conformément à la réglementation en vigueur.
Cette intervention vise non seulement à rassurer les acteurs économiques mais aussi à consolider la stabilité de la monnaie nationale face aux incertitudes du marché.
Lors de la réunion du Conseil des ministres du 9 janvier, le président Félix Tshisekedi a alerté sur l’état actuel de la conjoncture macroéconomique, comme en attestent les données officielles et les éléments contenus dans le cadre budgétaire de la Loi des finances pour l’exercice 2026 qu’il a promulguée.
« Si une appréciation du franc congolais a été observée depuis septembre 2025, le cadrage macroéconomique officiel anticipe néanmoins à l’horizon fin 2026 un risque de dépréciation de la monnaie nationale », a-t-il déclaré.
Face à ces perspectives, il a appelé à un renforcement de la discipline en matière de finances publiques, soulignant que la rationalisation des dépenses demeure un levier immédiat, crédible et essentiel pour préserver les équilibres macroéconomiques.
Mont Carmel NDEO































































