La 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola continue de s’aggraver en République démocratique du Congo (RDC), avec un bilan qui atteint désormais 3 075 cas confirmés et 1 354 décès, selon le rapport de situation (SitRep N°071) de l’Institut national de santé publique (INSP) publié le 25 juillet. En l’espace de 24 heures, les autorités sanitaires ont enregistré 102 nouveaux cas et 45 décès, portant le taux de létalité à 44 %.
D’après les données officielles, l’épidémie s’étend actuellement à 48 zones de santé réparties dans cinq provinces : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Haut-Uélé, le Sud-Kivu et la Tshopo. L’Ituri reste de loin la province la plus touchée, concentrant à elle seule 2 733 cas confirmés et 1 142 décès, soit près de 89 % de l’ensemble des infections recensées à travers le pays. Cette situation confirme le rôle central de cette province dans la dynamique de propagation du virus.
Les chiffres traduisent une progression rapide de l’épidémie, qui figure désormais parmi les plus importantes flambées d’Ebola enregistrées dans l’histoire récente de la RDC. Les organisations sanitaires internationales soulignent que la propagation du virus est favorisée par plusieurs facteurs, notamment les déplacements de populations, l’insécurité persistante dans certaines zones affectées et les difficultés d’accès aux services de santé.
Par ailleurs, le suivi des personnes ayant été en contact avec des cas confirmés demeure préoccupant.
Le taux national de suivi des contacts est actuellement estimé à 76,4 %, bien en dessous du seuil opérationnel de 95 % recommandé pour interrompre efficacement les chaînes de transmission. Les experts considèrent cette faiblesse comme l’un des principaux défis de la riposte en cours.
Face à cette évolution, les autorités sanitaires et leurs partenaires poursuivent les efforts de surveillance, d’isolement des cas, de prise en charge médicale et de sensibilisation communautaire.
Toutefois, la progression continue du virus souligne la nécessité de renforcer davantage les capacités de détection précoce et le suivi des contacts afin de contenir la propagation de l’épidémie dans les provinces affectées.
HERVÉ KABWATILA




























































