Les capacités de prise en charge des patients atteints de la maladie à virus Ebola seront bientôt renforcées à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo. Un nouveau Centre de traitement Ebola (CTE) est actuellement en construction dans la ville afin de répondre à l’évolution de l’épidémie qui touche plusieurs provinces de la République démocratique du Congo.
Selon les responsables de Médecins Sans Frontières (MSF), cette nouvelle infrastructure disposera dans un premier temps d’une capacité d’accueil de 22 patients, répartis entre 10 cas suspects et 12 cas confirmés.Des travaux d’extension sont toutefois prévus pour porter progressivement cette capacité à 50 patients.
« Compte tenu de l’espace du site mis à notre disposition, la capacité d’accueil sera de 10 cas suspects et 12 cas confirmés. Les plans d’extension viseront à atteindre un total de 50 patients », a expliqué Garcia Pol Heredero, coordinateur de la logistique au sein de MSF. Cette nouvelle structure vient répondre à une pression croissante sur les dispositifs sanitaires de la ville.
Actuellement, Kisangani ne dispose que d’un centre de traitement Ebola doté d’une capacité limitée de 12 lits, dont quatre réservés aux patients confirmés et huit aux cas suspects. Cette situation complique la prise en charge des malades alors que la province fait face à plusieurs cas liés à l’épidémie.
Depuis juillet dernier, les autorités sanitaires ont officiellement intégré Kisangani parmi les zones touchées par l’épidémie après la confirmation de plusieurs cas importés en provenance de l’Ituri.La ville est devenue un point stratégique dans la lutte contre la propagation du virus vers d’autres provinces du nord-est du pays.
Les autorités provinciales et les partenaires de la riposte espèrent que la mise en service de ce nouveau CTE permettra d’améliorer l’isolement rapide des patients, la qualité des soins et la surveillance épidémiologique.L’initiative s’inscrit dans les efforts menés par le ministère de la Santé et ses partenaires pour contenir une épidémie qui continue de représenter une menace majeure pour la santé publique en RDC.
La construction de cette infrastructure sanitaire intervient également dans un contexte où plusieurs organisations humanitaires appellent à un renforcement des moyens de la riposte afin de faire face à l’augmentation du nombre de cas et à l’extension géographique de l’épidémie dans l’est du pays.
HERVÉ KABWATILA


























































