Le foyer de l’épidémie d’Ebola connaît un déplacement géographique vers le Nord-Kivu, qui enregistre désormais le plus grand nombre de nouveaux cas. Si plusieurs indicateurs témoignent d’une évolution favorable de la riposte, les autorités sanitaires appellent à maintenir la vigilance pour prévenir une éventuelle résurgence de la maladie.
La situation épidémiologique liée à Ebola en République démocratique du Congo (RDC) connaît une évolution géographique. Selon le point présenté au Conseil des ministres, le Nord-Kivu est désormais la province qui notifie le plus grand nombre de nouveaux cas, alors que l’Ituri conserve la première place en nombre cumulé de contaminations depuis le début de l’épidémie.
Les données communiquées indiquent que l’Ituri concentre encore 70 % de l’ensemble des cas recensés. Toutefois, sa contribution aux nouvelles notifications est passée à 37,1 %, traduisant un déplacement de la dynamique de transmission vers le Nord-Kivu.
L’épidémie demeure active dans six provinces du pays : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Haut-Uele, la Tshopo, le Bas-Uele et le Nord-Ubangi.
En revanche, le Sud-Ubangi a franchi le seuil de 42 jours sans notification de nouveau cas, un indicateur encourageant dans le suivi de l’évolution de l’épidémie.
Sur les différentes zones de santé touchées, 25 n’ont enregistré aucun nouveau cas confirmé depuis au moins 21 jours. Parmi elles, 15 ont dépassé la barre des 42 jours sans nouvelle confirmation.
Ces chiffres témoignent d’une amélioration de la situation dans plusieurs zones précédemment affectées, même si l’absence de nouveaux cas pendant une période donnée ne signifie pas automatiquement que le risque de transmission a totalement disparu.
La riposte sanitaire affiche également des résultats sur le plan de la prise en charge des malades. Depuis le début de l’épidémie, plus de 2 881 guérisons ont été recensées, selon le bilan présenté au Conseil des ministres.
Ces résultats constituent un indicateur important de l’évolution de la réponse sanitaire, notamment en matière de prise en charge des personnes infectées.
Toutefois, la persistance de nouvelles contaminations dans plusieurs provinces, particulièrement au Nord-Kivu, souligne la nécessité de poursuivre les interventions de terrain.
Malgré les progrès enregistrés, le gouvernement insiste sur le maintien d’une surveillance épidémiologique renforcée. L’objectif est notamment de détecter rapidement tout nouveau cas, de limiter les chaînes de transmission et d’éviter une résurgence de la maladie dans les zones où la situation semble s’améliorer.
La vigilance reste donc de mise, aussi bien dans les provinces où Ebola continue de circuler que dans celles qui n’ont plus signalé de nouveaux cas depuis plusieurs semaines.
Si les indicateurs disponibles traduisent des avancées dans la lutte contre l’épidémie, la situation au Nord-Kivu rappelle que la riposte n’est pas encore terminée. La consolidation des acquis dépendra du maintien des dispositifs de surveillance, de la rapidité de la détection et de la continuité des interventions sanitaires sur l’ensemble des zones concernées.
HERVÉ KABWATILA




























































