Dans le cadre de la vision-programme « Kinshasa Ezo Bonga » portée par le gouverneur Daniel Bumba, les autorités provinciales annoncent un tournant majeur dans la gestion des déchets ménagers. La Régie de gestion des déchets de Kinshasa (REGEDEK) a officialisé le lancement d’un contrôle systématique des opérations d’évacuation des déchets à partir du 2 mars 2026.
En prélude à l’entrée en vigueur de ces mesures, une délégation mixte conduite par la Direction générale de la REGEDEK s’est rendue, ce samedi, dans la commune de La Gombe, plus précisément au quartier Cliniques, retenu comme zone pilote.
La délégation comprenait notamment le bourgmestre de la Gombe, les Associations des jeunes de la Gombe ainsi que le chef du quartier Cliniques. L’objectif était de sensibiliser les ménages, les producteurs de déchets, ainsi que les petites et moyennes entreprises (PME) et sociétés spécialisées dans la collecte, afin qu’ils se conforment aux nouvelles exigences avant le démarrage officiel des contrôles.
À compter du 2 mars 2026, la politique de zonage sera pleinement appliquée dans la capitale. Plusieurs mesures deviennent obligatoires :
Le tri sélectif des déchets organiques, inorganiques et plastiques ;
Le conditionnement dans des sacs-poubelles colorés et estampillés au logo de la ville : jaune pour les déchets organiques, bleu pour les déchets inorganiques et transparent pour les déchets plastiques ;
La signature obligatoire d’un contrat d’enlèvement avec un prestataire agréé par le ministère provincial de l’Environnement et accrédité par la REGEDEK dans la zone concernée ;
L’évacuation des déchets selon un horaire précis par des prestataires identifiés ;
Le respect de la réglementation relative à la prise en charge des déchets ménagers jusqu’à dix mètres devant chaque parcelle.
Selon les autorités provinciales, ces dispositions visent à instaurer une gestion plus structurée et à responsabiliser chaque acteur de la chaîne, du ménage au collecteur.
Les autorités préviennent que des sanctions seront appliquées en cas de non-conformité. Les prestataires ne respectant pas les normes établies ou exerçant sans accréditation officielle dans une zone d’intervention s’exposent à des interpellations et à des poursuites.
Ces missions de contrôle seront assurées par la Police ainsi que par les officiers de police judiciaire (OPJ) de la Division urbaine de l’Environnement/Lukunga, agissant sous l’autorité du procureur près le Tribunal de grande instance de Gombe.
Pour le gouvernement provincial, cette réforme entend mettre un terme aux pratiques anarchiques dans la collecte et l’évacuation des déchets, souvent à l’origine de dépotoirs sauvages et de problèmes d’insalubrité dans plusieurs communes de la capitale.
À travers cette initiative, l’exécutif provincial ambitionne d’assainir durablement la ville et d’installer une gestion moderne et structurée des déchets ménagers, en cohérence avec la vision « Kinshasa Ezo Bonga ».
HERVÉ KABWATILA






























































