Alors que la République démocratique du Congo (RDC) fait face à l’une des crises humanitaires les plus graves au monde, les moyens financiers disponibles restent largement insuffisants. Sur les 15 millions de personnes actuellement en situation de détresse humanitaire, seules environ 7,5 millions pourront bénéficier d’une assistance, a annoncé Bruno Lemarquis, coordonnateur humanitaire des Nations unies pour la RDC.
« Les besoins humanitaires explosent, mais les ressources, elles, stagnent, voire diminuent », a déclaré M. Lemarquis, soulignant l’écart croissant entre l’ampleur de la crise et la capacité de réponse des acteurs humanitaires. Cette insuffisance de financement contraint les organisations sur le terrain à opérer des choix difficiles, laissant des millions de personnes sans aide vitale.
La RDC est confrontée à une combinaison de facteurs aggravants, notamment les conflits armés persistants dans l’est du pays, les déplacements massifs de populations, les épidémies récurrentes et l’insécurité alimentaire. Selon les Nations unies, des millions de Congolais dépendent de l’aide humanitaire pour accéder à la nourriture, aux soins de santé, à l’eau potable et à l’éducation.
Le plan de réponse humanitaire pour l’année en cours nécessite plusieurs milliards de dollars, mais à ce stade, moins de la moitié des fonds requis ont été mobilisés. Cette situation affecte directement les opérations sur le terrain, limitant l’accès aux zones les plus vulnérables et réduisant l’ampleur des programmes d’assistance.
Bruno Lemarquis a lancé un appel pressant à la communauté internationale, exhortant les bailleurs de fonds à renforcer leur soutien. « Il ne s’agit pas de chiffres abstraits, mais de vies humaines. Chaque financement manquant se traduit par des familles sans aide, des enfants sans soins et des communautés laissées pour compte », a-t-il averti.
Alors que la crise humanitaire en RDC s’enlise, les acteurs humanitaires préviennent qu’en l’absence d’un sursaut financier rapide, la situation pourrait encore se détériorer dans les mois à venir, avec des conséquences dramatiques pour les populations les plus vulnérables.
HERVÉ KABWATILA































































