Le gouverneur intérimaire de la province du Haut-Katanga, Martin Kazembe Shula a accordé une audience à un groupe d’enfants, vendredi 06 février dernier à Lubumbashi.
En effet, en collaboration avec la Division Professionnelle du Genre et Enfants et l’UNICEF, ces enfants ont rédigé un mémorandum qui met en exergue la situation de près de 3 500 enfants en rupture de lien familial dans la province. Cette initiative fait suite à une enquête approfondie menée sur trois ans, révélant des conditions de vie critiques pour ces jeunes.
Dans leur mémorandum lu lors de la réunion du Conseil des ministres, les enfants ont appelé à une action immédiate de la part des autorités provinciales. Ils ont demandé la multiplication des centres d’accueil ainsi qu’un meilleur accès aux soins médicaux pour les enfants en situation de vulnérabilité.
De plus, ils ont également sollicité l’implication de tous les services concernés dans la gestion de cette crise.
« Étant donné que tous les enfants ont droit à la protection, nous demandons au gouvernement provincial de construire d’autres centres d’accueil pour les enfants en situation de rue et leur offrir un encadrement approprié qui devra motiver leur sortie de rue », a déclaré le porte-parole de circonstance.
Dans la foulée, ils ont exigé la participation de la police dans la gestion de la prison des enfants de rue, l’interpellation, la dissuasion et la persuasion concernées par le ministère de l’Intérieur et Sécurité.
Qui plus est, les enfants ont également insisté sur la nécessité d’augmenter les budgets dédiés à la protection de l’enfance et de publier les allocations destinées aux organisations intervenant dans ce secteur, y compris les ONG de protection de l’enfance.
« Quatrièmement, augmenter les budgets destinés à la protection de l’enfant et publier ainsi que son allocation élective à ceux appelés à organiser des interventions en faveur de la protection des enfants en province, y compris les privés dans les organisations non gouvernementales de protection de l’enfant », a-t-il martelé.
Face à ces plaidoyer, le gouverneur Martin Kazembe Shula s’est engagé à apporter des réponses appropriées à ces demandes.
Cet appel à l’action intervient à l’approche de la Journée internationale des droits des enfants, célébrée le 20 novembre.
Mont Carmel NDEO































































