La cité minière de Luisha dans le territoire de Kambove, au Haut-Katanga est sous une forte tension depuis le mercredi 11 février 2026, après la mort par balle d’un opération minier artisanal (Creuseur) dans le site de la société minière COMILU. Un incident au cœur des affrontements entre creuseurs artisanaux et les services de sécurité commis à la garde des périmètres de cette concession minière.
Cette situation tragique à Luisha reflète un climat de tension persistant dans le territoire de Kambove, où les zones de concession de la société COMILU (Compagnie Minière de Luisha) sont régulièrement le théâtre de heurts.
Selon les informations partagées par la ligue nationale pour la protection des Droits de l’Homme LINAPEDHO, les faits se sont produits vers 17h25 dans la zone dite « Eau Verte Sud ». Une dispute aurait éclaté entre des creuseurs artisanaux et des éléments de la Police nationale congolaise PNC affectés à la sécurité du site. Les policiers auraient exigé que les creuseurs quittent les lieux. Ces derniers auraient refusé d’obtempérer.
Dans la tension, un policier aurait, en effet, ouvert le feu sur l’un des creuseurs, qui est décédé sur place. La nouvelle de sa mort a immédiatement provoqué la colère de ses collègues. En transportant le corps de la victime, les creuseurs se sont dirigés vers la cité de Luisha pour exprimer leur indignation. La situation a rapidement dégénéré. Le bureau de la police de Luisha a été incendié. En outre , un camion qui transportait des minerais appartenant à la société COMILU a été saccagé. La circulation a été totalement paralysée dans plusieurs avenues de la cité. Selon des sources locales, les éléments de la police du sous-commissariat de Luisha ont quitté la zone.
Cette nouvelle flambée de violence met en lumière les tensions persistantes autour de l’exploitation minière artisanale dans la région. Ces troubles sont souvent marqués par des accusations d’arrangements informels entre creuseurs et services de sécurité. » Cette situation viole les droits de la liberté de circulation. Elle bafoue aussi le droit à l’éducation ainsi que le droit à l’environnement sain et calme » déplore Michel Mujike.
La rédaction






























































