La ville frontalière de Kasumbalesa, dans la province du Haut-Katanga, est confrontée à une recrudescence de l’insécurité marquée par la découverte de trois corps sans vie en l’espace d’une semaine. Le dernier cas a été signalé dimanche 26 juillet 2026 dans la soirée dans le quartier New Koyo, suscitant une vive inquiétude parmi les habitants.
Selon les informations recueillies auprès de sources locales, les corps ont été retrouvés dans différents quartiers de la ville. Certains cadavres étaient déjà en état de décomposition avancée au moment de leur découverte, laissant supposer qu’ils étaient abandonnés depuis plusieurs jours.
Maître Émile Sawa, coordonnateur du Soutien juridique pour la promotion et la protection des droits humains, a exprimé sa préoccupation face à cette situation qu’il juge préoccupante pour la sécurité des habitants. Il a indiqué que la multiplication de ces découvertes macabres alimente un climat de peur au sein de la population.
Face à cette montée de l’insécurité, plusieurs habitants appellent les autorités administratives, policières et judiciaires à renforcer les dispositifs de sécurité et à diligenter des enquêtes afin d’identifier les auteurs de ces actes et d’établir les circonstances exactes de ces décès.
Cette série de découvertes intervient dans un contexte où Kasumbalesa, principal poste frontalier entre la République démocratique du Congo et la Zambie, est régulièrement confrontée à des défis sécuritaires liés à la forte mobilité des personnes et des marchandises. Des cas similaires de découvertes de corps avaient déjà été signalés dans cette ville ces derniers mois, poussant les autorités à promettre un renforcement des mesures de protection des populations.
Jusqu’à présent, aucune communication officielle des services de sécurité n’a été rendue publique concernant les circonstances de la mort des trois victimes retrouvées au cours de cette semaine. La population de Kasumbalesa attend désormais des réponses concrètes des autorités pour restaurer la confiance et garantir la sécurité des habitants.
HERVÉ KABWATILA



























































