Désormais, le respect du code de la route n’est plus une option, mais une obligation dans la ville de Kinshasa. Le gouvernement provincial lève le ton et va-t-en guerre contre l’incivisme routier après l’opération « Tosa Ba tosa yo ». Une nouvelle mission spéciale de contrôle routier vient d’être mise sur pied et attribuée aux 3000 agents issus de la Police, de la Division urbaine des transports, de la Brigade spéciale de protection de l’environnement, ainsi que de la Régie des fourrières et du contrôle technique.
Ces derniers seront déployés dans 60 carrefours de la ville, à dater de ce 26 janvier 2026, pour faire respecter la loi et les règlements, fluidifier la circulation routière et protéger la vie des usagers, à en croire le Gouverneur de la ville, Daniel Bumba.
« Seront rigoureusement exigés : le permis de conduire, le contrôle technique valide, la vignette, l’autorisation de transport, l’assurance et le respect de la grille tarifaire du transport en commun. Les contravenants s’exposeront à des amendes, à l’immobilisation et à la mise en fourrière de leurs véhicules.» à indiqué le gouverneur de province dans un message vidéo de lancement de cette opération.
Pour Daniel Bumba cette décision et prise en toute responsabilité et fermeté au profit de l’intérêt général car la mobilité à Kinshasa devient un enjeu majeur et les embouteillages, les accidents de circulation, l’indiscipline routière et le désordre dans le secteur du transport pénalisent la productivité, la sécurité et la qualité de vie.
S’agissant des camions de grand tonnage, des mesures spécifiques sont mises en place par l’hôtel de ville afin de préserver la fluidité du trafic et la sécurité des usagers.
Le véhicule de 20 tonnes et plus, ainsi que le véhicule des livraisons, circuleront selon des horaires réglementés, soit de 22h à 5h, le lundi, mardi et mercredi. Circulation libre pour les jours restants, tout en respectant l’accès dans la ville qu’à partir de 22h jusqu’à 5h. À cela s’ajoute l’interdiction formelle et stricte des stationnements anarchiques sur la voie publique.
Par ailleurs, les motos, taxis et tricycles sont aussi interdits de circuler sur la route nationale numéro 1 aux mêmes heures, autant qu’est le marché pirate le long des artères principales.
D’aucuns se demandent si l’hôtel de ville en lançant ces mesures routières supplémentaires ne fait-il pas un aveu d’échec des précédentes opérations dont « Tosa ba tosa yo » qui vise à assainir le secteur des transports, notamment en mettant fin à la hausse anarchique des prix de transport et en éradiquant la pratique de demi-terrain.
L’autorité de la ville invite donc les kinois à l’essence du civisme et à faire de cette réforme un succès collectif car bien circuler, c’est respecter la norme dit-il.
JAMES KABWE































































