La Journée mondiale des enseignants, placée cette année sous le signe de la condition enseignante et du défi numérique, a été célébrée lundi 05 octobre 2026 au Lycée technique de la Gombe, à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC). La rencontre a notamment mis en lumière le rôle central des enseignants dans la transformation du système éducatif, alors que le numérique prend une place croissante dans les politiques scolaires.
Prenant la parole à cette occasion, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu, a rappelé que les réformes éducatives ne peuvent être dissociées de la réalité vécue dans les salles de classe.
« Il n’y a pas d’École sans enseignants. Cela paraît évident. Pourtant, au moment où nous parlons de programmes, d’infrastructures, de réformes ou de numérique, il est utile de revenir à cette réalité simple : aucune transformation de l’École ne peut réussir si elle ne se traduit pas, dans chaque classe, par un enseignement de qualité », a-t-elle déclaré.
À travers cette déclaration, la ministre a placé la qualité de l’enseignement au cœur des enjeux liés à la modernisation du système éducatif.
Programmes scolaires, infrastructures et outils numériques constituent des leviers importants, mais leur efficacité dépend également de la capacité du personnel enseignant à les mettre en œuvre au quotidien.
La célébration a ainsi offert un cadre de réflexion sur la condition enseignante, dans un contexte où les systèmes éducatifs sont appelés à s’adapter aux évolutions technologiques et aux nouvelles exigences pédagogiques.
L’intégration du numérique dans l’éducation constitue également l’un des principaux enjeux mis en avant lors de cette journée. Au-delà de l’accès aux équipements et aux technologies, le défi concerne leur utilisation au service des apprentissages et de la qualité de l’enseignement.
Dans cette perspective, la formation et l’accompagnement des enseignants apparaissent comme des éléments essentiels. La transformation numérique de l’école ne saurait donc se limiter à l’introduction de nouveaux outils : elle suppose aussi que les enseignants disposent des compétences et des conditions nécessaires pour les intégrer efficacement dans leurs pratiques pédagogiques.
La Journée mondiale des enseignants a ainsi été l’occasion de rappeler que l’enseignant demeure un acteur déterminant de toute politique éducative. À Kinshasa, les échanges ont mis en avant la nécessité de maintenir la condition enseignante au centre des réflexions sur l’avenir de l’école en RDC.
Le message porté lors de cette célébration se veut ainsi clair : les réformes éducatives, y compris celles liées au numérique, prennent leur véritable sens lorsqu’elles contribuent concrètement à améliorer l’enseignement et les apprentissages dans chaque classe.
HERVÉ KABWATILA



























































