En RDC, le conflit armé dans l’Est a pris une tournure inquiétante avec l’entrée en scène de l’ancien président de la République, Joseph Kabila, qui a choisi la Kalachnikov pour renverser le pouvoir de Kinshasa, après 18 ans à la tête du pays.
Tout commence par un discours au ton martial le 9 octobre puis vient l’action. Le 12 octobre dernier à Goma, l’ancien Chef d’Etat a pris la tête du Front pour la Refondation de la Nation (FRN) qui n’est rien d’autre qu’un groupe armé associant Corneille Nangaa, Bertrand Bisimwa, Sultani Makenga, dirigeants de la coalition armée AFC-M3, dissoute.
Face à ce développement qui heurte la souveraineté nationale, le président du Forum National de la Jeunesse (FNJ), Patrick Katengo conscientise la jeunesse congolaise.
Dans sa nouvelle déclaration, ce leader d’opinion appelle à un sursaut patriotique de la jeunesse face une entreprise de déstabilisation et de balkanisation du pays.
D’après son analyse, cette nouvelle configuration politico-militaire exige une vigilance accrue.
Selon lui, toute initiative contribuant à affaiblir l’autorité de l’État, à consolider des structures parallèles ou à remettre en cause l’intégrité territoriale expose la République à des conséquences majeures.
De plus, il a mis en garde contre le risque de voir la crise de l’Est servir de levier à un projet de fragmentation nationale.
Dans cette logique, il a rejeté toute perspective d’une prétendue « République du Kivu » imposée en dehors de l’ordre constitutionnel.
Dans son appel adressé aux jeunes de toutes les provinces, Patrick Katengo préconise une mobilisation collective dépassant les clivages politiques, communautaires et régionaux pour défendre à l’unisson l’unité du Congo.
« L’heure est au sursaut patriotique, à la solidarité avec les populations victimes de la guerre d’agression et à la défense responsable de la République. Il l’appelle à se mobiliser contre la division, à rejeter la haine tribale et à faire entendre sa voix par le civisme, la vigilance démocratique et l’engagement citoyen », a-t-il lancé.
Appelant à faire de la défense de la souveraineté nationale une cause citoyenne permanente, le président du FRN exhorte les jeunes à combattre la désinformation, à refuser l’instrumentalisation et à soutenir les populations meurtries par les conflits.
Dans la foulée, Patrick Katengo a rappelé aux dirigeants que la RDC n’est ni un patrimoine privé ni un territoire dont le sort peut être décidé par des factions politiques ou militaires à la solde du Rwanda.
« Aucune fonction passée, aucune ambition personnelle et aucun calcul géopolitique ne sauraient justifier le démembrement de la République », a-t-il argué soulignant que les jeunes doivent se mobiliser avec lucidité, courage et discipline pour défendre les institutions, préserver la cohésion nationale et faire échec, par tous les moyens à toute entreprise susceptible de compromettre l’avenir du pays.
« Sa souveraineté, son unité et son intégrité territoriale constituent des principes fondamentaux que nul ne peut légitimement remettre en cause par la force. Une éventuelle proclamation d’une République du Kivu ne saurait acquérir une légitimité juridique par une simple déclaration unilatérale ou par le contrôle militaire d’une partie du territoire », a-t-il précisé.
Parallèlement, il exhorte le Président de la République Félix Tshisekedi, les institutions nationales, les organisations citoyennes et les forces vives à renforcer la cohésion nationale et à opposer aux menaces une réponse ferme, coordonnée et conforme au droit.
« Le Congo appartient à son Peuple : aucune ambition politique ne peut légitimement justifier son démembrement. Face à toute menace de balkanisation, la Jeunesse Congolaise doit faire bloc pour une République libre, souveraine, unie et indivisible », a-t-il conclu.
Au-delà d’une mobilisation nationale d’une jeunesse consciente, déterminée à préserver l’héritage de l’indépendance et résolue à protéger l’avenir des générations à venir, le président Patrick Katengo a invité l’ONU et le Conseil de sécurité à veiller à l’application effective de la résolution 2773 du 21 février 2025, dans le respect de la souveraineté congolaise, de la protection des populations civiles et de la recherche d’une paix durable dans l’Est.
Bien avant de prendre la tête de ce mouvement politico-militaire, l’ancien président avait évoqué la « soudanisation » du pays faisant allusion à la balkanisation du Soudan.
La Rédaction



























































