Le Gouvernement provincial de la Ville de Kinshasa a annoncé de nouvelles mesures relatives à l’évacuation des câbles à fibres optiques, des câbles électriques et des conduites d’eau installés dans les caniveaux urbains. Les opérateurs concernés disposent désormais d’un délai de 60 jours pour procéder volontairement au retrait de leurs installations.
Dans un communiqué officiel signé le 28 janvier 2026 par le ministre provincial des Infrastructures, Travaux Publics, Affaires Foncières, Urbanisme et Habitat, Alain Tshilungu, les autorités provinciales rappellent que ces installations occupent illégalement l’espace public routier et constituent un frein aux travaux d’assainissement et de réhabilitation des voiries.
Selon le document, passé ce délai de 60 jours, « le Gouvernement provincial de la Ville de Kinshasa se réserve le droit de procéder, d’office, à l’évacuation des installations concernées, aux frais des opérateurs défaillants, sans préjudice des sanctions administratives, civiles ou pénales prévues par les textes législatifs et réglementaires en vigueur ».
Le communiqué insiste également sur le strict respect des procédures légales en matière d’occupation de l’espace public. À ce titre, le ministère rappelle les dispositions du communiqué n° SC/0006/GPK/MINITP/PLK/06/2025, selon lesquelles toute autorisation d’occupation ou d’exploitation de l’espace public routier urbain relève exclusivement de sa compétence.
« Toute autorisation délivrée en dehors de cette procédure est réputée nulle, non avenue et sans effet juridique », précise le document, mettant ainsi en garde les opérateurs de télécommunications, les sociétés d’électricité et les services de distribution d’eau contre toute installation non conforme.
À travers cette décision, l’exécutif provincial entend renforcer l’ordre urbain, protéger les infrastructures routières et améliorer la gestion de l’espace public à Kinshasa. Les opérateurs concernés sont appelés à se conformer sans délai à ces mesures afin d’éviter des interventions coercitives et d’éventuelles sanctions.
HERVÉ KABWATILA































































