L’Hôtel de ville de Kinshasa, sous la direction du gouverneur Daniel Bumba, a intensifié ses opérations de contrôle routier. Après une phase initiale ciblant les automobilistes depuis le mois de janvier, l’autorité urbaine se focalise désormais sur les motocyclistes (communément appelés « wewas ») pour rétablir l’ordre dans le secteur des transports.
Lancée le 1er février 2026, cette étape marque une transition vers la « tolérance zéro » avec le déploiement de 3 000 agents supplémentaires sur les artères principales ainsi que, l’interpellation de plusieurs autres agents récalcitrants.
Plusieurs sources confirment le début du contrôle des motocyclistes sur l’ensemble de la ville de Kinshasa dès ce lundi 16 février 2026, une nouvelle qui n’est pas la bienvenue chez les wewas habitués au désordre permanent.
Bien que le coût du contrôle technique pour les motos soit revu à la baisse (réduction de 45 %) en décembre 2025 pour encourager la mise en conformité avant les sanctions, plusieurs motards dénoncent la lenteur des services habilités dans l’octroi de documents
Alors que pour les conducteurs récalcitrants, les agents utilisent désormais des herses (mbasu) pour immobiliser les véhicules et forcer le respect du Code de la route, l’opinion s’interroge sur la méthode qui sera mise sur pied pour les motocyclistes afin d’éviter tout dérapage et accident.
Un projet d’identification systématique des motocyclistes est également en cours pour renforcer la sécurité urbaine et mieux encadrer la profession.
L’Hôtel de ville envisage également de restreindre ou de sensibiliser à l’interdiction des motos sur certains axes stratégiques, comme la Route Nationale 1, pour fluidifier le trafic.
JAMES KABWE































































