Plus de trente-six corps sans vie, qualifiés d’indigents, sont abandonnés depuis près de quatre ans à la morgue de l’Hôpital général de référence (HGR) de la commune de Maluku, dans l’est de Kinshasa, en République démocratique du Congo. Cette situation alarmante a été révélée mercredi 28 janvier 2026 par le président d’une commission de l’Assemblée provinciale de Kinshasa (APK), lors d’une mission d’information.
« Nous pouvons déjà alerter sur la situation qui sévit à l’Hôpital général de référence de Maluku, notamment au niveau de la morgue, où l’on dénombre plus de 36 corps sans vie abandonnés, des corps dits indigents, dont certains y séjournent depuis plus de trois ans, voire quatre ans », a déclaré Steve Mulumba, président de la Commission Aménagement du territoire et Environnement de l’Assemblée provinciale de Kinshasa.
Selon ce responsable provincial, ces corps n’ont jamais été réclamés par des familles ou des proches, une situation qui pose de sérieux problèmes sanitaires et humains au sein de cette structure hospitalière publique.
La même réalité a été constatée à l’Hôpital général de référence de Kinkole, ex-Centre neuro-psychopathologique (CNPP), situé également dans l’est de la capitale. D’après les constats de la mission parlementaire, pas moins de 54 corps d’indigents y sont entreposés depuis plus de deux à trois ans.
À Kinkole, la présence prolongée de ces dépouilles entraîne des odeurs nauséabondes, suscitant l’inquiétude du personnel soignant et des usagers de l’hôpital, tout en soulevant des questions sur la gestion des morgues et la prise en charge des personnes indigentes décédées.
Face à cette situation, la Commission Aménagement du territoire et Environnement de l’APK entend interpeller les autorités compétentes afin que des mesures urgentes soient prises pour assurer des conditions sanitaires adéquates et une gestion digne des corps sans vie dans les établissements hospitaliers publics de Kinshasa.
HERVÉ KABWATILA































































