Dans une circulaire datée du 25 janvier 2026, le ministère provincial de la Santé de Kinshasa a rappelé l’interdiction formelle de construire ou d’exploiter des morgues indépendantes dans l’ensemble de la capitale congolaise. Toute structure funéraire doit désormais être rattachée à un hôpital dûment agréé.
Le ministère provincial de la Santé de la ville-province de Kinshasa durcit le ton, face à la prolifération des morgues non conformes. À travers une note circulaire officielle, l’autorité sanitaire rappelle que la construction, l’ouverture et la gestion d’une morgue relèvent exclusivement des hôpitaux agréés, conformément aux normes nationales en vigueur.
Selon le ministère, une morgue est considérée comme un service technique hospitalier et ne peut, à ce titre, fonctionner de manière autonome. Toute initiative privée ou publique ne respectant pas ce cadre est jugée illégale.
« Il est strictement interdit de construire une morgue sans disposer d’un hôpital agréé ; d’ouvrir ou d’exploiter une morgue sans autorisation préalable du ministre provincial de la Santé ; de fonctionner en violation des normes légales, techniques et sanitaires ; et à tout personnel travaillant au sein d’une morgue de prester sans bénéficier d’une certification du ministère provincial de la Santé », précise la circulaire.
Face aux manquements constatés, le ministère instruit les services compétents à appliquer cette mesure avec rigueur. Il annonce la fermeture immédiate de toute morgue opérant en dehors du cadre légal, ainsi que l’engagement de poursuites judiciaires contre les responsables, conformément aux lois et règlements en vigueur.
Cette décision vise, selon les autorités sanitaires, à renforcer la régulation du secteur funéraire, garantir le respect des normes d’hygiène et de santé publique, et protéger la population contre les risques sanitaires liés à des pratiques non contrôlées.
HERVÉ KABWATILA






























































