Dans un contexte de réformes judiciaires impulsées par le président Félix Tshisekedi, le Procureur général près la Cour de Cassation, Firmin Mvonde Mambu, a multiplié les initiatives concrètes pour renforcer l’autorité de l’État et améliorer les conditions carcérales. Lors d’une visite d’inspection au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK), communément appelé prison centrale de Makala, il a supervisé la libération de 125 détenus en situation irrégulière, tout en adressant une mise en garde ferme aux magistrats.
Le mardi 17 février 2026, M. Mvonde Mambu s’est rendu au CPRK, établissement pénitentiaire emblématique de la capitale congolaise, souvent critiqué pour sa surpopulation et ses conditions de détention dégradées. Cette visite faisait suite à une réunion de travail avec le chef d’office de la ville de Kinshasa, axée sur le suivi des dossiers judiciaires et la gestion carcérale.
Sur place, le Procureur général a évalué les conditions de vie des détenus, le traitement des dossiers et le fonctionnement général de la prison. Selon des sources proches de l’administration pénitentiaire, il s’est déclaré satisfait des progrès administratifs et organisationnels observés, tout en insistant sur la nécessité d’accélérer les réformes pour garantir le respect des droits fondamentaux des personnes privées de liberté.
Le point culminant de cette mission a été la libération immédiate de 125 détenus, dont les détentions étaient jugées irrégulières au regard des dispositions légales en vigueur. Cette mesure, présentée comme un signal fort contre les abus, vise à corriger les procédures défaillantes et à soulager la surpopulation chronique du CPRK, qui accueille régulièrement plus de détenus que sa capacité ne le permet.
« Cette initiative s’inscrit dans une dynamique d’assainissement du système pénal, pour mettre fin aux détentions arbitraires et renforcer la crédibilité de la justice », a déclaré M. Mvonde Mambu lors d’une conférence de presse improvisée à l’issue de la visite. Selon des chiffres officiels fournis par le ministère de la Justice, ces libérations concernaient principalement des cas de détentions préventives prolongées sans jugement ou de procédures entachées d’irrégularités.
Dans un discours ferme, le Procureur général a lancé un avertissement aux magistrats qui enfreindraient délibérément la loi. « La rigueur, le professionnalisme et la responsabilité sont essentiels pour restaurer l’autorité de l’État », a-t-il martelé, appelant à une culture de redevabilité au sein de la magistrature. Cette déclaration fait écho aux récentes critiques sur les lenteurs judiciaires et les abus de pouvoir dans le système congolais.
L’inspection a également mis en exergue la résurgence de cas de choléra au sein de la prison, un problème aggravé par la promiscuité. M. Mvonde Mambu a rassuré l’opinion publique en affirmant que des mesures sanitaires préventives avaient été déployées, incluant la distribution de médicaments et l’amélioration de l’hygiène. « La santé des détenus et du personnel est une priorité absolue », a-t-il insisté, citant des protocoles mis en place en collaboration avec le ministère de la Santé.
Selon des rapports du Programme national de lutte contre le choléra, la prison de Makala a enregistré une dizaine de cas ces dernières semaines, soulignant les défis sanitaires dans un environnement surpeuplé.
Cette action de M. Mvonde Mambu s’aligne avec la vision du président Tshisekedi, qui a appelé à une réforme profonde du système judiciaire pour rétablir la confiance des citoyens. En libérant des détenus irrégulièrement incarcérés, en exhortant les magistrats à la rigueur et en adressant les problèmes sanitaires, le Procureur général démontre un engagement concret pour une justice équitable et respectueuse de l’État de droit.
HERVE KABWATILA






























































