Face à une épidémie de choléra ayant déjà causé cinq morts à la Prison centrale de Makala, au centre de Kinshasa, le gouvernement a décidé de mesures urgentes pour contenir la propagation de la maladie dans cet établissement pénitentiaire.
Dans une circulaire signée samedi 14 février 2026, le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a ordonné « avec effet immédiat » l’interdiction temporaire de toute nouvelle admission de détenus à Makala « jusqu’à nouvel ordre ».
« Face à cette situation et afin de prévenir toute propagation de l’épidémie, il est ordonné, avec effet immédiat, l’interdiction temporaire de toute nouvelle admission à la prison centrale de Makala jusqu’à nouvel ordre, la suspension ou la limitation stricte des visites, sous réserve du respect rigoureux des règles d’hygiène et des prescriptions sanitaires en vigueur, ainsi que le renforcement immédiat des dispositifs sanitaires, comprenant notamment la mise à disposition de médicaments essentiels, l’approvisionnement en produits de prévention et de désinfection et le déploiement d’équipements et de matériels médicaux appropriés », indique la circulaire.
Outre la suspension des admissions, le document prévoit un encadrement strict des visites, qui pourront être suspendues ou limitées en fonction de l’évolution de la situation sanitaire. Les autorités insistent sur le respect rigoureux des règles d’hygiène, dans un contexte où la surpopulation carcérale et les conditions sanitaires sont régulièrement pointées du doigt par les organisations de défense des droits humains.
Le ministre de la Justice exige également le renforcement immédiat des dispositifs sanitaires à l’intérieur de l’établissement. Il s’agit notamment de l’approvisionnement en médicaments essentiels, de la fourniture de produits de prévention et de désinfection, ainsi que du déploiement d’équipements et de matériels médicaux adaptés.
Une prison sous tension
Située au cœur de la capitale de la République démocratique du Congo, la prison centrale de Makala est la plus grande maison carcérale du pays. Elle fait face depuis plusieurs années à une surpopulation chronique et à des conditions de détention jugées précaires par plusieurs observateurs.
L’apparition du choléra dans cet environnement densément peuplé suscite de vives inquiétudes quant au risque de propagation rapide, tant à l’intérieur de l’établissement qu’au sein de la communauté environnante.
Aucune précision supplémentaire n’a été communiquée à ce stade sur le nombre total de détenus affectés ni sur les mesures complémentaires envisagées par les autorités sanitaires. Les services compétents sont attendus dans les prochains jours pour évaluer l’évolution de la situation et adapter la riposte en conséquence.
HERVÉ KABWATILA





























































