Après plus de trois ans passés, une vague de kidnappings qui avait traumatisé la ville province de Kinshasa, le phénomène refait surface avec brutalité. Depuis fin 2025, enlèvements et disparitions se multiplient dans la capitale congolaise, ciblant principalement des femmes et des étudiants, et ravivant un climat d’angoisse généralisée.
Selon les informations recueillies par notre rédaction, plus d’une dizaine de cas de kidnapping et de disparition ont été signalés entre décembre 2025 et février 2026 à Kinshasa. Des chiffres encore provisoires, mais suffisamment préoccupants pour alerter l’opinion publique et relancer le débat sur l’insécurité dans cette mégapole de plus de quinze millions d’habitants.
Le cas le plus récent concerne un étudiant de l’Université pédagogique nationale (UPN), enlevé il y a quelques jours dans des circonstances encore floues.
Selon des sources proches du dossier, le jeune homme a été retrouvé ligoté, abandonné dans un quartier périphérique de la capitale, à proximité d’un couteau, laissant craindre une tentative d’intimidation ou de mise en scène destinée à faire pression sur sa famille.
Son état de santé serait stable, mais il demeure profondément traumatisé. Une enquête a été ouverte afin d’identifier les auteurs de cet enlèvement. Un autre cas impliquant un étudiant de l’Université de Kinshasa (UNIKIN) est également en cours, les ravisseurs exigeant une importante rançon pour sa libération.
Parallèlement aux enlèvements d’étudiants, plusieurs témoignages font état d’un mode opératoire récurrent visant les jeunes femmes. Des hommes entrent en contact avec leurs victimes via les réseaux sociaux, promettant une relation sérieuse ou une aide financière. Une fois le rendez-vous fixé, les victimes sont enlevées et retenues contre leur gré.
Dans certains cas, les ravisseurs réclament une rançon. Dans d’autres, l’issue est dramatique. La semaine dernière, une jeune femme a été retrouvée morte sur l’avenue Parc Virunga, selon des sources locales, un drame qui a profondément choqué les habitants du secteur.
Face à la recrudescence de ces crimes, la peur s’installe durablement à Kinshasa. De nombreuses familles réclament un renforcement urgent des mesures de sécurité et une réaction ferme des autorités. Le souvenir de la vague de kidnappings de 2023, qui avait profondément marqué la capitale, reste encore vif dans les mémoires.
HERVÉ KABWATILA































































