Le parti présidentiel, Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/Tshisekedi) s’est désolidarisé de son cadre, Fils Mukoko, après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo dans laquelle celui-ci annonce son intention de distribuer des armes à la population et d’organiser un sit-in devant l’ambassade de Belgique en RDC.
Dans un communiqué daté de ce mercredi 21 octobre, le président intérimaire du parti, Augustin Kabuya désapprouve toute distribution d’armes en dehors du cadre légal et des institutions habilitées à assurer la défense et la sécurité nationales.
Le parti précise n’être « ni de près ni de loin » associé aux initiatives annoncées, qui n’ont fait l’objet d’aucune décision, autorisation ou instruction de ses organes compétents.
Augustin Kabuya rappelle que la non-violence constitue le socle de la philosophie politique de l’UDPS depuis sa création le 15 février 1982.
Selon lui, cet héritage, forgé face à la dictature et aux arrestations arbitraires, « ne saurait être remis en cause par des initiatives individuelles ».
« Depuis sa création le 15 février 1982, sous l’impulsion de ses pères fondateurs, notamment le Docteur Étienne Tshisekedi wa Mulumba, la non-violence constitue le socle de sa philosophie politique et la méthode fondamentale de son combat démocratique.
Pendant plusieurs décennies, le Parti a affronté la dictature, les persécutions, les arrestations arbitraires et la répression sans jamais renoncer à son idéal de lutte pacifique pour la démocratie, l’État de droit et le respect des libertés fondamentales.
Cet héritage historique, forgé dans les sacrifices de générations de combattants, ne saurait être remis en cause par des initiatives individuelles, quelles qu’en soient les motivations », a déclaré Augustin Kabuya.
Tout en réaffirmant son attachement à la liberté d’expression et au droit de manifester pacifiquement, l’UDPS rappelle que ces libertés doivent s’exercer dans le respect des lois, de la sécurité des personnes et des biens, ainsi que des obligations internationales du pays, en particulier la protection des missions diplomatiques.
Face à la gravité de ces propos, le parti rappelle à ses cadres et combattants que nul ne peut l’engager ou agir sous son emblème sans mandat régulier.
À cet égard, il décline toute responsabilité quant aux conséquences d’éventuels appels à la violence et appelle à la discipline et à la retenue.
Pour Kabuya, son accession au pouvoir n’a pas altéré son engagement en faveur de la paix, de la démocratie et du règlement pacifique des différends.
Alors que le parti au pouvoir est souvent accusé d’armer une milice, Force du Progrès, accusée de plusieurs abus à visant des acteurs politiques et des voix critiques au régime, les déclarations de ce cadre sont au cœur d’un tollé.
Le gouvernement a déjà condamné ces menaces proférées à l’encontre du corps diplomatique accrédité à Kinshasa, tout en annonçant l’ouverture d’une enquête judiciaire.
Mont Carmel NDEO



























































