Le gouvernement congolais à travers le ministère des finances affine les stratégies nécessaires pour renforcer la crédibilité de la gouvernance financière et préparer sa sortie de la liste grise du GAFI.
En prélude à la visite des experts de cette structure à Kinshasa, le ministre des Finances, Doudou Fwamba a ouvert lundi 08 septembre, les ateliers préparatoires.
Dans son mot de circonstance, l’argentier national a souligné que ces travaux visent à préparer les entités assujetties, les autorités d’enquête et les instances de poursuite à démontrer l’effectivité et la pérennité des réformes engagées dans la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération des armes de destruction massive.
De son avis, cette étape entend consolider les éléments de preuve, renforcer la coordination institutionnelle et documenter les résultats obtenus et ce, après la mise en œuvre des 23 actions assignées à la RDC.
« Une chose est d’implémenter des réformes, une autre est de s’assurer de leur pérennisation », a declaré le ministre des Finances en présence de son collègue de la Justice, Guillaume Ngefa.
Le Groupe d’Action Financière (GAFI) est un organisme international en charge de l’élaboration des normes en matière de prévention et de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération des armes de destruction massive (LBC-FT-FP).
Le réseau mondial du GAFI, qui comprend plus de 200 juridictions, est au centre des efforts internationaux visant à prendre des mesures décisives, coordonnées et efficaces contre ces menaces pour la sûreté et la sécurité de nos sociétés.
C’est depuis juin 2022 que la RDC est sous « surveillance renforcée » du GAFI pour ses failles en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux.
Les juridictions faisant l’objet d’une « surveillance renforcée » travaillent activement avec le GAFI pour remédier aux défaillances stratégiques de leur régime de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération.
Lorsque le GAFI place une juridiction sous surveillance renforcée, cela signifie que le pays s’est engagé à résoudre rapidement les défaillances stratégiques identifiées dans les délais convenus et qu’il fait l’objet d’une surveillance renforcée. Cette liste est aussi connue sous le nom de « liste grise ».
Mont Carmel NDEO



























































