Le gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé son accompagnement de la marche de l’opposition, reportée au 22 juillet prochain, tout en avertissant qu’aucun acte susceptible de troubler l’ordre public ou de porter « les germes de la subversion » ne sera toléré.
Cette position a été arrêtée à l’issue d’une réunion tenue dimanche à Kinshasa sous la présidence du vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani.
La rencontre a réuni les responsables des services de sécurité, des renseignements ainsi que les autorités de la ville-province de Kinshasa afin d’évaluer les mesures à mettre en place pour assurer le bon déroulement de cette manifestation politique.
Selon les autorités, les échanges ont porté sur les dispositifs sécuritaires et organisationnels destinés à garantir le respect de la liberté de manifestation tout en préservant l’ordre public dans la capitale congolaise.
S’exprimant à l’issue de la réunion, le gouverneur de la ville de Kinshasa , a affirmé que les forces de défense et de sécurité seront mobilisées pour assurer la protection des participants et des citoyens durant cette marche.
« Les forces de défense et de sécurité veilleront à la quiétude de la capitale dans un esprit républicain et démocratique », a-t-il déclaré, soulignant la volonté des autorités de garantir un climat apaisé avant, pendant et après la manifestation.
Le gouvernement a toutefois insisté sur la nécessité pour les organisateurs et les participants de respecter le cadre légal en vigueur. Les autorités ont prévenu qu’elles resteraient vigilantes face à toute tentative de récupération de la manifestation à des fins de déstabilisation ou de trouble à l’ordre public.
Prévue initialement à une date antérieure, la marche de l’opposition a été reportée au 22 juillet. Cette mobilisation intervient dans un contexte politique marqué par des débats sur plusieurs questions nationales, notamment la gouvernance, la situation sécuritaire dans l’est du pays et les réformes institutionnelles.
Les autorités congolaises assurent vouloir concilier l’exercice des libertés publiques garanties par la Constitution et le maintien de la sécurité des personnes et de leurs biens dans la capitale.
HERVÉ KABWATILA




























































