Après plusieurs années de conflit armé ayant plongé l’est de la République démocratique du Congo dans une grave crise humanitaire, Corneille Nangaa, coordonnateur politique de l’AFC/M23, a annoncé ce vendredi 06 février 2026 la fin de la guerre dans la province du Nord-Kivu. La déclaration a été faite à Goma, chef-lieu provincial, au cours d’une visite de différents chantiers de la ville.
« La guerre est désormais finie. Grâce à l’implication de toutes les autorités de l’AFC-M23, Goma respire désormais le calumet de la paix. Les populations peuvent à présent dormir en toute quiétude », a déclaré Corneille Nangaa devant la presse locale. Selon lui, le mouvement armé entend désormais se consacrer au développement et à la reconstruction de la province.
Le Nord-Kivu a été l’un des épicentres d’un conflit prolongé qui a entraîné des déplacements massifs de populations civiles. Des centaines de milliers de Congolais ont été contraints de fuir vers les pays voisins, notamment le Rwanda, le Burundi, l’Ouganda et la Tanzanie, pour échapper aux violences armées et à l’insécurité persistante.
Dans son allocution, Corneille Nangaa a affirmé que l’AFC/M23 entamait « une nouvelle phase, celle de la reconstruction », appelant les habitants à s’impliquer activement dans les efforts de relèvement. » Nous demandons à chacun de mettre la main à la pâte pour le développement que nous engageons. Le Nord-Kivu sera reconstruit par nous-mêmes, le Congo sera reconstruit par nous-mêmes », a-t-il ajouté.
Selon le coordonnateur politique du mouvement, les priorités porteront sur le développement de l’ensemble de la province du Nord-Kivu, avec un accent particulier sur les infrastructures urbaines et les services de base à Goma.
Cette annonce intervient dans un contexte marqué par une forte attente des populations locales, éprouvées par des années de souffrance, de déplacements forcés et de précarité. Elle suscite toutefois des réactions contrastées au sein de l’opinion, alors que de nombreux observateurs restent attentifs à l’évolution réelle de la situation sécuritaire sur le terrain et aux conditions d’un retour durable de la paix.
Les démarches de Doha en RDC, initiées en 2025 sous la médiation du Qatar et le soutien des États-Unis et de l’Union africaine, visent à établir un accord de paix durable entre le gouvernement congolais et la rébellion de l’AFC/M23. Ces négociations, structurées autour de huit protocoles, portent sur un cessez-le-feu, l’accès humanitaire, le désarmement, et la réinsertion des combattants. Un accord-cadre a été signé le 15 novembre 2025, visant à mettre fin aux violences dans l’est de la RDC.
Il faut noter que, le président de la République démocratique du Congo Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo continue de multiplier les démarches diplomatiques pour mettre fin à cette hémorragie interne depuis des décennies et dénoncer les tireurs de ficelle.
HERVÉ KABWATILA






























































